Évaluations nationales de rentrée 2026 : ce que les résultats de septembre déclenchent concrètement pour votre enfant

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Évaluations nationales de rentrée 2026 : comment les résultats peuvent orienter l’accompagnement de votre enfant

Chaque année, les élèves de 6e passent des évaluations nationales ❏ à leur arrivée au collège. En 2026, ces évaluations se déroulent du 7 au 25 septembre pour les élèves de sixième et de quatrième des établissements publics et privés sous contrat, tandis que les élèves de cinquième les passent sur une période légèrement plus longue, du 7 septembre au 2 octobre, en raison d’un format de passation différent.

Concrètement, chaque élève passe un test de fluence ainsi qu’une évaluation sur support numérique en français et en mathématiques. Le test de fluence peut d’ailleurs être organisé dès les premiers jours de l’année scolaire, avant même la séance sur ordinateur. Pour les familles qui découvrent ce dispositif ou qui s’interrogent sur son objectif, un point mérite d’être clarifié d’emblée.

Ce n’est pas un contrôle, mais un outil qui permet à vos professeurs de savoir où vous en êtes. Il s’agit d’un outil de diagnostic : les enseignants identifient rapidement les acquis et les fragilités de chaque élève à son arrivée au collège.

Dès le lendemain de la passation, les résultats sont disponibles sur le portail de restitution pour les équipes éducatives. Une fiche individuelle destinée à l’élève et à ses représentants légaux peut alors être téléchargée par l’établissement puis remise à la famille.

Les enseignants disposent également de restitutions détaillées et de tableaux récapitulatifs pour exploiter les résultats.

Pour les élèves du premier degré (CP, CE1, CE2, CM1, CM2), un dispositif équivalent existe avec les évaluations Repères, organisées en classe du 7 au 18 septembre 2026. Les cahiers ont été acheminés dans les écoles entre le 31 août et le 4 septembre, et les résultats se calculent à partir du 21 septembre pour la plupart des niveaux.

Pour le CP spécifiquement, un second temps d’évaluation, le « point d’étape », est prévu en janvier 2027 pour suivre la progression en lecture, écriture et numération.

Ce que les résultats déclenchent concrètement en Sixième

C’est ici que la nouveauté de la rentrée 2026 prend tout son sens. Les résultats des évaluations ne restent pas dans un tiroir : ils donnent aux équipes pédagogiques des repères pour identifier les besoins des élèves et adapter leur accompagnement tout au long de l’année.

À la rentrée 2026, l’accompagnement de tous les élèves de sixième est renforcé grâce à Devoirs Faits, obligatoire pour tous les élèves de sixième sur toute l’année, aux heures de soutien pour les élèves les plus en difficulté (dans la limite de 2 heures hebdomadaires supplémentaires), ainsi qu’aux stages de réussite pendant les vacances scolaires pour les élèves volontaires.

Trois dispositifs se combinent donc, avec des logiques différentes :

Devoirs Faits

→ Un temps dédié aux devoirs, en dehors des heures de classe, pris en charge par des professeurs, CPE, assistants d’éducation, volontaires du Service civique ou associations. Il est inscrit à l’emploi du temps de tous les élèves de 6e depuis la rentrée 2023, et son volume horaire peut varier selon les besoins identifiés.

Les heures de soutien

→ Elles peuvent être proposées aux élèves rencontrant les difficultés les plus importantes, notamment au regard des besoins identifiés par les équipes pédagogiques, dans la limite de 2 heures hebdomadaires supplémentaires.

Les stages de réussite

→ Proposés pendant les vacances scolaires, sur la base du volontariat et du dialogue avec l’établissement, pour consolider les acquis fondamentaux.

Il est important de noter un point de contexte :

Devoirs Faits ❏ n’est pas une mesure inédite de 2026, ce dispositif est obligatoire pour tous les élèves de 6e depuis la rentrée 2023. Ce qui change à la rentrée 2026, c’est l’articulation plus explicite entre ce dispositif, les heures de soutien et les stages de réussite ❏, présentée comme un ensemble cohérent d’accompagnement post-évaluation.

Pour resituer cela dans l’organisation globale du collège, les élèves de 6e bénéficient de 25 heures d’enseignements obligatoires, auxquelles s’ajoute ce temps d’accompagnement aux devoirs. Ce n’est donc pas une charge supplémentaire déconnectée du reste, mais un temps intégré à l’emploi du temps.

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Les stages de réussite : un accompagnement proposé pendant les vacances

Parmi les trois leviers, les stages de réussite sont sans doute le dispositif le moins automatique, ils reposent sur le volontariat de l’élève et un dialogue avec les parents.

Les stages sont proposés aux familles par les équipes pédagogiques et nécessitent l’accord des parents.

Une famille peut néanmoins se renseigner auprès de l’établissement pour savoir si une session est prévue et si son enfant peut en bénéficier.

Ces stages, d’une durée totale de 15 heures (3 heures par jour pendant 5 jours), sont organisés en petits groupes à différentes périodes de l’année : au début des vacances d’été pour consolider les acquis de l’année écoulée, avant la rentrée pour préparer le niveau supérieur, à la Toussaint pour conforter les acquis de début d’année, et au printemps pour poursuivre la consolidation.

Ils sont animés par des professeurs volontaires, rémunérés en heures supplémentaires.

Leurs objectifs sont clairement définis : consolider les acquis fondamentaux, notamment en français et mathématiques, combler d’éventuelles lacunes préjudiciables à la poursuite de la scolarité, et créer, grâce au petit effectif, un environnement de travail sécurisant.

À titre d’illustration :

Au collège Pablo Picasso de Vallauris, dans l’académie de Nice, les stages de réussite organisés au printemps 2026 se sont inscrits dans une session plus large associant ateliers sportifs et éducatifs, avec un accompagnement ciblé pour les élèves de 3e incluant des temps de révision du brevet.

Cet exemple illustre la diversité des formats possibles selon les établissements, sans que cela ne présume de ce qui sera proposé partout.

À l’échelle nationale, ces stages ont mobilisé, durant l’année scolaire 2023-2024, plus de 8 200 écoles ou établissements, près de 46 500 sessions, plus de 18 200 professeurs et près de 327 000 stagiaires. Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur du dispositif, sans préjuger des volumes exacts pour 2026.

Ce qu’il faut retenir pour accompagner son enfant

Face à ces annonces, l’enjeu pour les familles n’est pas de subir un calendrier administratif, mais de comprendre à quel moment et comment solliciter chaque dispositif. Voici les repères concrets à garder en tête.

Consulter la fiche de restitution

→ Dès le lendemain de la passation, la fiche individuelle de votre enfant est disponible sur le portail dédié, avec le détail de ses acquis et besoins en français et mathématiques.

Comprendre l’organisation de Devoirs Faits

→ Tous les élèves de 6e bénéficient d’un temps obligatoire d’accompagnement aux devoirs. Son volume et son organisation peuvent varier selon les besoins des élèves et le fonctionnement de l’établissement ; les parents peuvent donc se renseigner auprès du collège sur les modalités prévues.

Se renseigner sur les heures de soutien

→ Si votre enfant est identifié en difficulté, ces heures complémentaires (plafonnées à 2h/semaine) ne sont pas automatiques dans tous les cas et méritent d’être évoquées avec l’équipe pédagogique.

Envisager un stage de réussite

→ Reposant sur le volontariat, ce dispositif gratuit se prépare en dialoguant avec l’établissement en amont des vacances scolaires (Toussaint, hiver, printemps, été).

Vérifier le maintien des adaptations

→ Pour les élèves à besoins éducatifs particuliers (PPRE, PAP, PPS), l’établissement doit conserver les adaptations habituelles, la plateforme numérique permettant l’usage d’outils comme la synthèse vocale ou le lecteur d’écran.

Ces dispositifs relèvent de l’organisation propre à chaque établissement scolaire. En complément, certaines familles choisissent de renforcer l’accompagnement de leur enfant en dehors du cadre scolaire.

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Rédaction : L’équipe pédagogique School.Lab


Références

L’évaluation des acquis des élèves de sixième – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/l-evaluation-des-acquis-des-eleves-de-sixieme-8213

Évaluations nationales de sixième – Éduscol
https://eduscol.education.gouv.fr/5253/les-evaluations-nationales-de-sixieme

L’évaluation des acquis des élèves de cinquième – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/l-evaluation-des-acquis-des-eleves-de-cinquieme-414309

L’évaluation des acquis des élèves de quatrième – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/l-evaluation-des-acquis-des-eleves-de-quatrieme-378494

Les stages de réussite – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/les-stages-de-reussite-1121

Devoirs Faits – Éduscol
https://eduscol.education.gouv.fr/5511/devoirs-faits-un-temps-dedie-pour-accompagner-les-collegiens-dans-la-realisation-de-leurs-devoirs

Les stages de réussite au collège Pablo Picasso de Vallauris — Académie de Nice
https://www.ac-nice.fr/les-stages-de-reussite

5 routines simples pour reprendre le rythme après les vacances : matin, devoirs et écrans

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Reprendre le rythme, sans tout révolutionner

Le réveil qui sonne trop tôt, le cartable qu’on cherche au dernier moment, les devoirs qui reprennent alors que l’on était encore en mode vacances… Le retour à l’école demande souvent quelques jours d’adaptation.

Bonne nouvelle : inutile de bouleverser toute l’organisation familiale. Quelques repères simples peuvent déjà aider à retrouver un quotidien plus fluide.

L’idée n’est pas de construire un emploi du temps militaire, mais de rendre certaines étapes plus prévisibles : savoir ce qu’il faut préparer, quand commencer les devoirs, dans quel ordre avancer et à quel moment poser les écrans.

Voici 5 routines simples, à adapter selon l’âge, l’autonomie et les besoins de votre enfant.

— Préparer le lendemain dès la veille

Une partie du stress du matin peut être évitée… la veille.

Avant de se coucher, quelques minutes suffisent pour vérifier ce qui sera nécessaire le lendemain. L’utilisation de l’agenda et du calendrier ❏ pour aider les élèves à avoir une vision d’ensemble de leurs tâches sont recommandés, pour éviter les oublis et anticiper ce qui arrive.

  • Préparer le sac
  • Regarder l’emploi du temps du lendemain
  • Sortir les affaires particulières : sport, arts plastiques, documents à rendre
  • Vérifier les devoirs ou les échéances importantes

Pour les plus jeunes, cette vérification peut être réalisée avec un parent. Au collège ou au lycée, l’objectif est progressivement de transférer cette routine à l’élève lui-même.

Une petite checklist placée près du bureau ou du sac peut suffire : Sac ✓ — Agenda ✓ — Affaires particulières ✓ — Devoirs vérifiés ✓

— Retrouver progressivement des horaires de sommeil réguliers

Les vacances décalent facilement les horaires : coucher plus tardif, réveil moins matinal, soirées plus longues devant un écran. La reprise est donc aussi une question de sommeil.

Le Conseil scientifique de l’Éducation nationale ❏ estime que plus de 30% des enfants et jusqu’à 70% des adolescents ne dorment pas suffisamment.

À l’adolescence, le besoin de sommeil se situe autour de 8 à 10 heures par nuit.

Le sommeil joue aussi un rôle important dans les apprentissages : il participe notamment à la consolidation des informations apprises, tandis qu’un manque de sommeil peut affecter l’attention et certaines fonctions exécutives comme la planification ou l’inhibition.

Il n’est pas nécessaire de chercher une organisation parfaite dès le premier soir. L’enjeu principal est surtout de retrouver des horaires réguliers et compatibles avec l’heure du réveil scolaire.

  • Conserver une heure de coucher relativement stable
  • Éviter de repousser fortement le coucher d’un soir à l’autre
  • Anticiper suffisamment l’heure du réveil
  • Réduire les activités très stimulantes en fin de soirée
  • Éviter que le téléphone ne prolonge systématiquement le coucher

Le carnet de santé de l’enfant ❏ recommande d’ailleurs d’éteindre les écrans une heure avant le coucher afin de faciliter l’endormissement et de préserver le sommeil. La routine du soir prépare donc aussi la journée scolaire suivante.

— Planifier les devoirs avant de commencer

Après les cours, la difficulté n’est pas toujours de faire les devoirs. C’est parfois simplement de savoir par quoi commencer ❏

Lorsqu’un élève voit plusieurs exercices, une leçon à apprendre et un contrôle à préparer, tout peut rapidement sembler prioritaire. Avant de travailler, quelques minutes peuvent donc être consacrées à établir un ordre.

Plusieurs stratégies existent : commencer par le travail le plus difficile ou le plus long, privilégier l’échéance la plus proche, diviser un travail important en plusieurs étapes ou prévoir à l’avance le temps consacré aux différentes matières.

Un élève peut par exemple transformer « Je dois faire mes devoirs » en une suite beaucoup plus concrète :

  1. Terminer les exercices de mathématiques
  2. Apprendre les cinq mots de vocabulaire
  3. Relire la leçon d’histoire
  4. Préparer le contrôle prévu vendredi

Le travail devient alors une succession d’actions identifiables plutôt qu’un ensemble flou à terminer.

Un agenda ou un calendrier permet également de répartir certaines révisions sur plusieurs jours plutôt que de tout concentrer la veille d’une évaluation.

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— Rendre le temps visible

« Encore combien de temps ? »

Pour un enfant ou un adolescent, quinze minutes de travail peuvent parfois sembler interminables, tandis qu’une heure passée sur une activité plaisante disparaît très vite.

Le Réseau Canopé ❏ rappelle que le temps est une notion abstraite et que des outils permettant de visualiser sa durée peuvent aider les élèves à anticiper une tâche, savoir où ils en sont et mieux se représenter le temps restant.

  • Un minuteur visuel
  • Un sablier pour une tâche courte
  • Une checklist
  • Un planning
  • Un calendrier
  • Des couleurs différentes selon le type de tâche

L’objectif n’est pas de chronométrer chaque minute de la soirée, mais de permettre au jeune de savoir où il en est, ce qu’il lui reste à faire et quand viendra la prochaine pause.

Par exemple : 15 minutes de mathématiques → courte pause → français → préparation du sac.

— Fixer un cadre clair pour les écrans

Téléphone, console, vidéos, réseaux sociaux : la reprise scolaire remet rapidement la question des écrans au centre des discussions familiales.

Selon les données de Santé publique France reprises par le Ministère de la Santé ❏, les enfants et adolescents de 6 à 17 ans passent en moyenne plus de quatre heures par jour devant les écrans. Une exposition excessive est notamment associée à une dégradation de la qualité et de la durée du sommeil ainsi qu’à une diminution de l’activité physique.

L’objectif n’est pas forcément de compter chaque minute passée devant un écran, mais d’éviter que ces usages ne prennent systématiquement la place du sommeil, des devoirs ou des autres activités.

Les repères relayés par les pouvoirs publics recommandent également une entrée progressive dans les usages numériques. Avant 13 ans, il est notamment fortement déconseillé de confier à un enfant un smartphone connecté à Internet.

  • Poser le téléphone à distance pendant les devoirs
  • Couper les notifications pendant une période de travail
  • Définir une heure de coupure le soir
  • Éviter les écrans dans l’heure précédant le coucher
  • Discuter des règles à l’avance plutôt que de les renégocier chaque soir

Pas besoin d’une dizaine de règles. Quelques repères compréhensibles et appliqués de façon régulière permettent surtout à chacun de savoir à quoi s’attendre.

Cinq petites routines plutôt qu’une grande résolution

Reprendre le rythme après les vacances ne demande pas nécessairement de transformer toute l’organisation familiale.

  1. Préparer le lendemain dès la veille
  2. Retrouver des horaires de sommeil réguliers
  3. Planifier les devoirs avant de commencer
  4. Rendre le temps visible
  5. Poser un cadre clair pour les écrans

Toutes les familles n’auront pas besoin des cinq routines, et toutes ne fonctionneront pas exactement de la même manière selon l’âge ou la personnalité du jeune. L’objectif est plutôt de repérer les deux ou trois habitudes qui simplifient réellement le quotidien, puis de les laisser progressivement devenir automatiques.


Chez School.Lab, nous travaillons également ces questions d’organisation et de méthodologie avec les élèves dans le cadre de nos ateliers en petits groupes. L’enjeu est moins de leur imposer une méthode unique que de les aider à trouver des outils qu’ils pourront progressivement utiliser seuls.

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Références

Stratégies pour mieux s’organiser à l’école — Alloprof
https://www.alloprof.qc.ca/fr/parents/articles/aide-devoirs/strategies-mieux-sorganiser-ecole-k1230

Planifier ses devoirs au secondaire — Alloprof
https://www.alloprof.qc.ca/fr/parents/articles/aide-devoirs/planifier-devoirs-secondaire-k1228

Visualisation du temps — Cap école inclusive, Réseau Canopé
https://www.reseau-canope.fr/cap-ecole-inclusive/amenager-et-adapter/fiche-adaptation/visualisation-du-temps.html

Mieux dormir pour mieux apprendre — Conseil scientifique de l’Éducation nationale
https://www.csen.education.gouv.fr/publications/mieux-dormir-pour-mieux-apprendre/

Carnet de santé de l’enfant — Ministère de la Santé
https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pdfcomplet-specimen-carnet_de_sante.pdf

Enfants et écrans : des risques sanitaires réels, un accompagnement nécessaire — Ministère de la Santé
https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/enfants/exposition-aux-ecrans/article/enfants-et-ecrans-des-risques-sanitaires-reels-un-accompagnement-necessaire

Sommeil et réussite scolaire : pourquoi 70% des adolescents ne dorment pas assez et comment y remédier ?

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Le sommeil, facteur méconnu de la réussite scolaire

Votre adolescent se couche tard, a du mal à se lever le matin et semble constamment fatigué ? Il a du mal à se concentrer en classe malgré ses efforts ? Vous n’êtes pas seul.

Plus de 30 % des enfants et jusqu’à 70 % des adolescents ne dorment pas suffisamment, selon le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN).

Cette dette de sommeil n’est pas anodine. Elle a des répercussions directes sur l’attention, les émotions et les résultats scolaires de nos enfants. Pourtant, le sommeil reste souvent le grand oublié quand on parle de réussite éducative.

Cet article vous expliquera pourquoi le sommeil est un pilier de la réussite scolaire, comment identifier les signes d’un manque de sommeil chez votre enfant, et surtout, quelles solutions concrètes mettre en place pour l’aider à retrouver un rythme réparateur.

Le sommeil : un double rôle dans l’apprentissage

Le sommeil est régulé par notre rythme circadien, un cycle biologique de 24 heures contrôlé par des neurones du noyau suprachiasmatique qui agissent comme une horloge interne. Cette horloge coordonne l’alternance entre l’éveil et le sommeil, permettant au corps et au cerveau de refaire le plein d’énergie chaque nuit

Le sommeil n’est pas simplement un moment de repos. Il joue un double rôle fondamental dans le processus d’apprentissage de votre enfant.

Ce phénomène s’appelle la consolidation de la mémoire. D’une part, avoir bien dormi permet aux élèves de disposer de conditions cognitives optimales pour acquérir de nouvelles connaissances pendant la journée. D’autre part, bien dormir après avoir appris aide à consolider les nouveaux apprentissages pendant la nuit. C’est pourquoi réviser juste avant un examen ne suffit pas : sans une nuit de sommeil réparatrice, ces révisions risquent de ne pas être mémorisées efficacement.

Le sommeil est un élément vital et fondamental au développement, à la santé physique et émotionnelle, aux apprentissages et aux relations interpersonnelles


Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN)

Concrètement, un enfant qui manque de sommeil aura plus de difficultés à maintenir son attention en classe, à retenir les informations transmises par l’enseignant, et à mobiliser ses connaissances lors des évaluations. Le sommeil réparateur – c’est-à-dire dormir plusieurs heures d’affilée – permet au corps et au cerveau de refaire le plein d’énergie, condition indispensable pour être disponible cognitivement.

Les besoins spécifiques des adolescents : un décalage biologique

Pourquoi les adolescents ont-ils tant de mal à se coucher tôt et à se lever le matin ? La réponse se trouve dans leur biologie. Le rythme circadien ❏ – cette horloge interne de 24 heures qui régule l’éveil et le sommeil – se modifie profondément à l’adolescence.

Avec l’arrivée des changements hormonaux, la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil) se décale de une à deux heures. Résultat ? Votre adolescent n’a tout simplement pas sommeil avant 23h ou minuit, alors qu’il devrait dormir entre 8 et 10 heures chaque nuit pour répondre à ses besoins physiologiques.

Ce décalage biologique explique pourquoi la durée quotidienne de sommeil des adolescents est en moyenne réduite de 2 heures par nuit, malgré leurs besoins physiologiques accrus pendant cette période. Quand le réveil sonne à 7h pour aller au collège ou au lycée, ils n’ont tout simplement pas eu leur compte d’heures de sommeil.

L’effet « décalage horaire » du lundi matin

Un phénomène aggrave encore la situation : le décalage entre les horaires de la semaine et ceux du week-end. Si votre adolescent se réveille tardivement durant les fins de semaine, le lundi matin amène alors un genre de décalage horaire qui affecte sa concentration et sa disponibilité cognitive.

Imaginez : il s’est couché à minuit et levé à 11h samedi et dimanche. Le lundi, le réveil à 7h équivaut pour son corps à un réveil à 3h du matin…

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Les conséquences concrètes du manque de sommeil

Les effets d’un sommeil insuffisant ne se limitent pas à la simple fatigue. Ils touchent plusieurs dimensions de la vie scolaire et personnelle de votre enfant.

Impact sur l’attention et la concentration

Le chiffre est révélateur : un enfant sur quatre s’endort en classe ❏. Certes, l’ennui ou le manque d’intérêt pour certaines matières peuvent aussi jouer un rôle, mais le sommeil reste un facteur prédominant. Un élève privé de sommeil peine à maintenir son attention pendant 55 minutes de cours, surtout en fin de matinée ou d’après-midi.

Les enfants qui manquent de sommeil ont tendance à être plus fatigués et moins concentrés, et ont plus de difficulté à réussir sur le plan académique. Cette baisse de concentration crée un cercle vicieux : l’élève comprend moins bien en classe, doit travailler plus longtemps le soir pour rattraper, se couche encore plus tard, et dort encore moins.

Répercussions émotionnelles et relationnelles

Le manque de sommeil affecte également la régulation émotionnelle. Votre enfant peut devenir plus irritable, plus anxieux, ou avoir du mal à gérer les petites frustrations du quotidien. Ces difficultés émotionnelles impactent non seulement son bien-être, mais aussi ses relations avec ses camarades et sa capacité à participer sereinement aux activités de groupe.

Les principaux perturbateurs du sommeil adolescent

Comprendre ce qui empêche votre enfant de bien dormir est la première étape pour l’aider. Voici les facteurs les plus courants qui perturbent le sommeil des jeunes.

Les écrans : l’ennemi n°1 du sommeil

Le temps d’écran avant l’heure du coucher perturbe la sécrétion de la mélatonine et retarde l’endormissement. La lumière bleue émise par les smartphones, tablettes et ordinateurs trompe le cerveau en lui faisant croire qu’il fait encore jour. Résultat : l’hormone du sommeil n’est pas libérée au bon moment, et l’endormissement devient difficile.

L’alimentation et les stimulants

Les stimulants alimentaires et les repas lourds ou sucrés restent longtemps dans le corps et peuvent perturber le sommeil. Un dîner trop copieux, une boisson énergisante en fin d’après-midi, ou même un chocolat chaud sucré le soir peuvent empêcher votre adolescent de trouver le sommeil.

L’alimentation au cours de la journée peut également affecter la qualité du sommeil. Vérifiez notamment que votre enfant mange suffisamment au déjeuner et au dîner : un ventre vide peut aussi perturber l’endormissement.

Les changements saisonniers et d’horaires

Les changements de saisons, incluant les changements d’heure et de luminosité, amènent des difficultés à s’endormir et à se lever. Il est généralement plus difficile de se réveiller quand il fait sombre le matin en hiver, et de s’endormir le soir quand le soleil se couche tard en été.

Ces variations naturelles demandent une adaptation que beaucoup d’adolescents ne parviennent pas à gérer seuls. C’est pourquoi maintenir une routine stable devient d’autant plus important pendant ces périodes de transition.

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Solutions concrètes pour améliorer le sommeil de votre enfant

Face à ce constat, quelles actions concrètes pouvez-vous mettre en place dès aujourd’hui ? Voici des conseils pratiques validés par la recherche scientifique.

Instaurer une hygiène du sommeil rigoureuse

L’hygiène du sommeil regroupe l’ensemble des habitudes qui favorisent un endormissement facile et un sommeil réparateur.

Voici les règles essentielles à mettre en place :

  1. Limiter les écrans : Interdisez les smartphones, tablettes et ordinateurs au moins 1 heure avant le coucher. La lumière bleue perturbe la sécrétion de mélatonine et retarde l’endormissement
  2. Surveiller l’alimentation du soir : Évitez les repas lourds, sucrés ou les stimulants (café, thé, sodas énergisants) après 16h. Ces substances restent longtemps dans l’organisme et perturbent le sommeil
  3. Créer un rituel apaisant : Instaurez une routine relaxante avant le coucher (lecture, musique douce, discussion calme) pour signaler au cerveau qu’il est temps de ralentir
  4. Maintenir une température fraîche : La chambre doit être à environ 18-19°C pour favoriser l’endormissement

Stabiliser les horaires de sommeil

La régularité est votre meilleure alliée. Ne modifiez pas les horaires de réveil du week-end de plus de deux heures par rapport à la semaine. Cette règle est cruciale pour éviter le fameux « décalage horaire » du lundi matin.

Par exemple, si votre adolescent se lève à 7h en semaine, essayez de ne pas le laisser dormir au-delà de 9h le week-end. Cela peut sembler difficile, mais son corps vous en remerciera toute la semaine suivante.

Intégrer l’activité physique dans la journée

L’activité physique dans la journée favorise un meilleur endormissement et une qualité du sommeil supérieure. En plus de contribuer à une attention et concentration plus soutenues en classe, le sport permet au corps de se fatiguer physiquement, facilitant ainsi l’endormissement le soir.

Encouragez votre enfant à pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique par jour, idéalement en extérieur et en fin d’après-midi (mais pas trop tard pour ne pas être trop stimulé au moment du coucher).

Adapter l’alimentation quotidienne

Vérifiez que votre enfant mange suffisamment au déjeuner et au dîner. Un petit-déjeuner copieux, un déjeuner équilibré et un dîner léger mais suffisant constituent la combinaison idéale pour favoriser un bon sommeil.

Un exemple concret : si votre adolescent rentre affamé après les cours et se jette sur des snacks sucrés, il risque d’avoir un pic d’énergie en soirée qui retardera son endormissement. Privilégiez plutôt un goûter équilibré (fruit, yaourt, pain complet).

Savoir quand consulter un professionnel

Si malgré tous ces efforts, votre enfant éprouve toujours de la difficulté à s’endormir ou à avoir des nuits calmes et reposantes, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé. Des troubles du sommeil plus sérieux (apnée, insomnie chronique, stress…) peuvent nécessiter un accompagnement médical.

De même, si vous remarquez que votre enfant s’endort systématiquement en classe, interrogez-vous sur un éventuel manque d’intérêt ou un ennui dans certaines matières. Le sommeil n’est pas toujours l’unique responsable.

L’approche éducative : sensibiliser les jeunes à l’importance du sommeil

Au-delà des règles imposées par les parents, il est essentiel d’aider les jeunes à comprendre pourquoi le sommeil est important. Une approche éducative permet à votre enfant de devenir acteur de son propre bien-être.

Des programmes pédagogiques adaptés

Il existe des initiatives éducatives prometteuses pour sensibiliser les jeunes élèves. Par exemple, le programme d’éducation « Mémé Tonpyj ❏ » a été co-créé par « Amandine Rey et Stéphanie Mazza (Université de Lyon) et évalué pour les élèves de Cycle 2 (CP → CE2).

Huit leçons d’environ 50 minutes chacune ont été créées autour de thématiques comme les rythmes du sommeil, les rôles du sommeil, les besoins de sommeil, et les amis et ennemis du sommeil.

Ce type de programme permet aux enfants de comprendre concrètement ce qui se passe dans leur corps quand ils dorment, et pourquoi respecter leur besoin de sommeil est crucial pour leurs apprentissages.

Le dialogue parent-enfant

Prenez le temps de discuter régulièrement avec votre enfant de son sommeil. Posez-lui des questions ouvertes :

  • Comment te sens-tu le matin au réveil ?
  • As-tu des difficultés à te concentrer en cours ?
  • Qu’est-ce qui t’empêche de t’endormir le soir ?
  • Comment pourrions-nous améliorer ensemble tes nuits ?

Cette approche collaborative responsabilise votre adolescent et lui permet de s’approprier les solutions plutôt que de les subir comme des contraintes.

Avoir bien dormi permet aux élèves de disposer de conditions cognitives optimales pour acquérir de nouvelles connaissances, et bien dormir après avoir appris aide à consolider les nouveaux apprentissages


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L’engagement actif : comment les 4 piliers de l’apprentissage peuvent aider votre enfant à mieux retenir ses cours

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La révolution des neurosciences dans l’éducation

Votre enfant passe des heures à réviser ses cours, mais semble tout oublier le lendemain ? Il relit ses cahiers consciencieusement, pourtant les résultats ne suivent pas ? Cette situation frustrante, de nombreux parents la connaissent. Pourtant, les neurosciences nous apportent aujourd’hui des réponses concrètes pour transformer cette dynamique.

Stanislas Dehaene ❏, neuroscientifique et professeur au Collège de France, a identifié quatre piliers fondamentaux de l’apprentissage qui expliquent pourquoi certaines méthodes de travail sont bien plus efficaces que d’autres.

Parmi eux, l’engagement actif se révèle particulièrement déterminant pour la réussite scolaire de votre enfant.

Dans cet article, nous allons explorer comment ces quatre piliers – l’attention, l’engagement actif, le retour sur erreur et la consolidation – peuvent transformer la manière dont votre enfant apprend et retient durablement ses connaissances. Nous vous proposons des stratégies concrètes et actionnables, validées par la recherche scientifique, pour l’aider à optimiser ses apprentissages au quotidien.


Comprendre le processus d’apprentissage : plus qu’une simple mémorisation

Avant d’aborder les quatre piliers, il est essentiel de comprendre ce qui se passe réellement dans le cerveau de votre enfant lorsqu’il apprend. L’apprentissage n’est pas un processus passif où l’information s’accumule comme dans un disque dur.

Selon les recherches en neurosciences cognitives, l’apprentissage est un processus composé de trois étapes successives : l’encodage, le stockage et la récupération. Dans le contexte scolaire, le but de tout apprentissage est donc de garantir la consolidation des connaissances pour assurer l’étape finale de récupération.

Cette compréhension change radicalement notre approche des révisions. Il ne s’agit plus simplement de « mettre l’information dans la tête » de votre enfant, mais de créer des conditions optimales pour que son cerveau encode, stocke et puisse récupérer efficacement cette information au moment opportun.

L’ensemble des travaux récents en psychologie cognitive insiste sur un point crucial : le succès d’un apprentissage est dépendant de la réactivation régulière des nouvelles connaissances dans des situations variées. Ce n’est donc pas la quantité de temps passé à étudier qui compte le plus, mais la qualité et la nature de cet engagement avec le contenu à apprendre.

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Les quatre piliers de l’apprentissage selon Stanislas Dehaene

Les travaux de Stanislas Dehaene et de son équipe ont permis d’identifier quatre mécanismes fondamentaux qui favorisent un apprentissage efficace et durable. Ces piliers fonctionnent de manière complémentaire et leur activation simultanée optimise considérablement les capacités d’apprentissage de votre enfant.

Premier pilier : L’attention

L’attention est le filtre qui permet au cerveau de sélectionner les informations pertinentes parmi le flot constant de stimuli qui nous entourent. Sans attention, aucun apprentissage n’est possible. Pour votre enfant, cela signifie créer un environnement de travail qui minimise les distractions : téléphone éloigné, notifications désactivées, espace de travail organisé.

Deuxième pilier : L’engagement actif

C’est le pilier central de cet article. L’engagement actif consiste à impliquer activement les élèves dans les apprentissages en les mettant en activité plutôt qu’en position passive. Contrairement à la simple lecture ou écoute, l’engagement actif demande à l’élève de manipuler l’information, de se questionner, de produire des réponses.

Les psychologues comme Piaget, Vygotsky et Bruner sont unanimes sur ce point :

Il est important d’engager les élèves dans les apprentissages en les mettant en activité. Cette mise en activité favorise la création de connexions neuronales plus solides et plus nombreuses.

Troisième pilier : Le retour sur erreur

L’erreur n’est pas un échec, c’est une opportunité d’apprentissage. Le cerveau apprend particulièrement bien lorsqu’il reçoit un feedback sur ses productions. Pour votre enfant, cela signifie qu’il ne doit pas craindre de se tromper en s’entraînant, mais au contraire utiliser ses erreurs comme des signaux précieux pour ajuster sa compréhension.

Quatrième pilier : La consolidation

La consolidation est le processus par lequel les apprentissages temporaires deviennent durables. Elle nécessite du temps et de la répétition espacée. C’est pourquoi réviser régulièrement sur plusieurs jours est infiniment plus efficace que de tout concentrer la veille d’un contrôle.

Conférence de Stanislas Dahaene. Source : PodEduc

L’engagement actif : le pilier qui change tout

Parmi les quatre piliers, l’engagement actif mérite une attention particulière car il est souvent le moins bien compris et le moins appliqué dans les pratiques de révision traditionnelles. Pourtant, c’est lui qui fait toute la différence entre un apprentissage superficiel et une véritable maîtrise.

L’engagement actif repose sur un principe simple mais puissant. Concrètement, cela signifie qu’il doit produire quelque chose – une réponse, une explication, une démonstration – plutôt que simplement recevoir passivement de l’information.

L‘élève doit être acteur de son apprentissage, pas spectateur !

Les recherches démontrent que lorsque votre enfant teste activement sa mémoire en essayant de récupérer l’information sans regarder ses notes, il crée et renforce les chemins neuronaux qui lui permettront de retrouver cette information plus tard. C’est ce qu’on appelle « l’effet de test » ou « test actif de la mémoire ».

Cette méthode demande à l’élève de faire un effort de récupération en mémoire de l’information pertinente pour générer une réponse. Mise en place tout au long de l’apprentissage, elle permet une consolidation des chemins menant à l’information, tout en multipliant le nombre de ces chemins.

Les pédagogies actives en pratique

Les pédagogies actives sont des approches éducatives qui mettent l’accent sur l’engagement actif des élèves dans leur apprentissage. Elles trouvent un soutien solide dans les découvertes récentes des neurosciences et placent l’élève au centre du processus éducatif.

À School.Lab, nous appliquons ces principes dans nos ateliers. Plutôt que de simplement refaire des exercices de manière passive, nos professeurs encouragent les élèves à expliquer leur raisonnement, à formuler des questions, à identifier leurs erreurs et à proposer des solutions.

Nos ateliers

Une pédagogie ludique et adaptée au rythme de chacun !

Stratégies concrètes pour favoriser l’engagement actif

Maintenant que nous avons compris l’importance de l’engagement actif, voyons comment le mettre en pratique concrètement dans le travail quotidien de votre enfant. Voici des stratégies validées par notre équipe pédagogique et faciles à implémenter.

La technique du test actif

Plutôt que de relire passivement ses cours, encouragez votre enfant à se poser des questions sur le contenu et à y répondre sans regarder ses notes. Cette technique de récupération active force le cerveau à faire un effort pour retrouver l’information, ce qui renforce considérablement la mémorisation.

  1. Fermer le cahier après avoir lu une section
  2. Se poser des questions : « Qu’est-ce que je viens d’apprendre ? »
  3. Essayer de répondre de mémoire
  4. Vérifier ensuite dans le cahier
  5. Identifier ce qui a été oublié pour y revenir plus tard

La révision espacée

Depuis les travaux pionniers d’Hermann Ebbinghaus sur l’oubli en 1885 ❏, des centaines d’études ont démontré les bénéfices de la répartition espacée des révisions pour consolider et mieux gérer l’oubli de l’information.

La révision espacée consiste à répartir les séances de révisions dans le temps, entre la présentation du cours et l’échéance fixée par l’enseignant. Plutôt que de tout réviser la veille d’un contrôle, votre enfant devrait réviser plusieurs fois sur une période étendue : le soir même, trois jours plus tard, une semaine plus tard, etc.

L’explication à autrui

Demandez à votre enfant de vous expliquer ce qu’il a appris, comme s’il était le professeur. Cette technique, appelée « effet de génération », est extrêmement puissante. En reformulant les concepts avec ses propres mots, l’élève consolide sa compréhension et identifie rapidement les zones floues.

Dans nos ateliers, nous encourageons régulièrement le tutorat entre pairs, où les élèves s’expliquent mutuellement les concepts. Cette pratique bénéficie autant à celui qui explique qu’à celui qui écoute.

Les cartes mentales et schémas actifs

Créer une carte mentale ou un schéma demande à l’élève de restructurer activement l’information, d’identifier les liens entre les concepts, de hiérarchiser les idées. C’est une forme d’engagement actif particulièrement efficace qui mobilise plusieurs types de mémoire (visuelle, spatiale, sémantique).

L’enseignement explicite : comment allier structure et engagement actif ?

On pourrait croire que l’engagement actif signifie laisser l’élève se débrouiller seul face à l’apprentissage. ❌ C’est une erreur courante. L’enseignement explicite démontre qu’il est possible – et même souhaitable – de combiner guidance structurée et engagement actif.

L’enseignement explicite est né de la recherche sur l’efficacité de l’enseignement, synthèse d’un grand nombre d’observations et d’expérimentations qui ont porté au jour des facteurs associés à une meilleure réussite des élèves. Son efficacité a été démontrée par de nombreuses recherches scientifiques.

L’enseignement explicite n’est pas un enseignement « traditionnel » ou magistral, il n’est pas frontal et ne conduit pas à un apprentissage passif des élèves.

Au contraire, l’enseignement explicite est un enseignement structuré où l’activité de l’enseignant a pour but de favoriser l’engagement actif des élèves par des explications claires, des démonstrations et une pratique guidée. Il comprend plusieurs phases qui intègrent naturellement l’engagement actif.

Les phases de l’enseignement explicite

  1. Modelage : L’enseignant démontre et explique clairement
  2. Pratique guidée : Les élèves s’exercent avec un accompagnement rapproché
  3. Pratique autonome : Les élèves réalisent des exercices individuels sans aide
  4. Objectivation : Retour réflexif sur ce qui a été appris

Cette dernière phase, la pratique autonome, n’est lancée que lorsque l’enseignant a vérifié que la grande majorité des élèves a acquis un bon niveau de compréhension. Cela évite de placer les élèves en difficulté face à des tâches qu’ils ne peuvent pas accomplir seuls.

Pour l’apprentissage de nouvelles notions, l’enseignement explicite bénéficie généralement à tous les élèves, y compris aux élèves performants. C’est une approche que nous privilégions dans nos ateliers d’accompagnement, car elle permet de structurer l’apprentissage tout en maintenant l’élève actif et engagé.

Consolidation & renforcement

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Outils numériques pour favoriser l’engagement actif

Le numérique offre aujourd’hui des possibilités extraordinaires pour favoriser l’engagement actif de votre enfant dans ses apprentissages. Ces outils, utilisés à bon escient, peuvent transformer des révisions passives en sessions d’apprentissage actif et stimulant.

Les plateformes de quiz et d’auto-évaluation

Pour créer simplement des activités numériques, Réseau Canopé propose Quizinière ❏, un exerciseur gratuit et simple d’utilisation. Votre enfant peut créer ses propres quiz sur les chapitres à réviser, ce qui l’oblige à identifier les questions importantes et à formuler les réponses – une forme puissante d’engagement actif.

Les parcours numériques interactifs

Pour concevoir des jeux de piste et escape games éducatifs, Pégase ❏ est un outil de conception de parcours numériques qui fonctionne sur mobile. Ces formats ludiques maintiennent l’attention et l’engagement de l’élève tout en sollicitant activement ses connaissances.

Les applications de révision espacée

Plusieurs applications utilisent des algorithmes de répétition espacée pour optimiser les révisions. Elles présentent les informations à revoir au moment optimal, juste avant que l’oubli ne s’installe, maximisant ainsi l’efficacité du temps de révision.

L’important est que ces outils soient utilisés de manière active : votre enfant doit produire des réponses, pas simplement consulter du contenu. C’est cet effort de récupération qui crée l’apprentissage durable.

Conseils pratiques pour les parents

En tant que parent, vous jouez un rôle essentiel pour aider votre enfant à adopter ces stratégies d’apprentissage actif.

Il ne s’agit plus de « remplir » passivement la mémoire de votre enfant, mais de l’impliquer activement dans la construction de ses apprentissages.

Voici des conseils concrets pour l’accompagner au quotidien.

Créer un environnement propice à l’engagement actif

  • Aménager un espace de travail dédié : Sans distractions, avec tout le matériel nécessaire à portée de main
  • Établir des routines : Des horaires réguliers favorisent l’attention et la concentration
  • Limiter les écrans parasites : Le téléphone doit être éloigné pendant les révisions
  • Encourager les pauses actives : Toutes les 45 minutes, une pause de 10 minutes aide à consolider

Accompagner sans faire à la place

Votre rôle n’est pas de donner les réponses, mais de guider votre enfant vers des stratégies efficaces. Posez des questions ouvertes qui l’encouragent à réfléchir : « Comment pourrais-tu vérifier si tu as bien compris ? », « Peux-tu m’expliquer ce concept avec tes propres mots ? »

Encourager la révision régulière plutôt qu’intensive

  1. Révision le soir même du cours : 10-15 minutes pour relire et reformuler les points clés
  2. Première révision approfondie : 2-3 jours après, avec des exercices d’application
  3. Deuxième révision : Une semaine après, en testant activement la mémoire
  4. Révision finale : Quelques jours avant l’évaluation, en conditions d’examen

Le succès d’un apprentissage est dépendant de la réactivation régulière des nouvelles connaissances dans des situations variées.

Répartir les séances de révisions dans le temps, entre la présentation du cours et l’échéance fixée par l’enseignant, est infiniment plus efficace que de tout réviser la veille. Cette approche permet une consolidation progressive et durable des connaissances.

Valoriser l’effort et le processus, pas seulement le résultat

Félicitez votre enfant pour les stratégies qu’il met en place, pas uniquement pour ses notes. « J’ai remarqué que tu as espacé tes révisions cette semaine, c’est vraiment une bonne approche » est plus constructif que « Bravo pour ton 15/20 ».

Même les élèves performants peuvent améliorer significativement leur efficacité d’apprentissage en adoptant ces approches validées par les neurosciences.

Cette posture encourage un état d’esprit de croissance où l’élève comprend que ses capacités peuvent se développer grâce à l’effort et aux bonnes stratégies, plutôt qu’être fixes et immuables.

Savoir quand demander de l’aide

Si malgré ces stratégies votre enfant continue à rencontrer des difficultés, n’hésitez pas à solliciter un accompagnement extérieur. À School.Lab, nous proposons un soutien scolaire basé sur ces principes d’apprentissage actif, avec des éducateurs formés aux méthodes pédagogiques.

L’important n’est pas la perfection immédiate, mais l’adoption progressive de méthodes qui feront vraiment la différence dans la scolarité de votre enfant.

Nos ateliers en petits groupes permettent à chaque élève de bénéficier d’un accompagnement personnalisé tout en profitant de la dynamique collaborative qui favorise l’engagement actif et la motivation.

Avec de la patience, de la régularité et le bon accompagnement, vous verrez des progrès durables qui vont bien au-delà des simples notes : une meilleure confiance en soi, plus d’autonomie, et surtout, le plaisir d’apprendre.

Envie d’avancer à votre rythme ?

Des ateliers à la carte, sans engagement et ouverts toute l’année !

Collaborateurs

Rédaction : L’équipe pédagogique School.Lab


Références

Étude d’Alice Latimier, docteure en sciences cognitives | Comment « mieux apprendre » pour consolider les apprentissages scolaires ? | Réseau Canopé – 2024 https://www.reseau-canope.fr/nouveaux-programmes/magazine/developpement-cognitif/comment-mieux-apprendre-pour-consolider-les-apprentissages-scolaires.html

Vous avez dit « pédagogies actives » ? | Réseau Canopé – 2024 https://www.reseau-canope.fr/actualites/article/vous-avez-dit-pedagogies-actives

Conseil scientifique de l’éducation nationale – L’enseignement explicite (juin 2022). Document officiel CSEN présentant enseignement explicite basé recherches neurosciences, efficacité prouvée notamment élèves en difficulté. https://www.reseau-canope.fr/fileadmin/user_upload/Projets/conseil_scientifique_education_nationale/CSEN_Synthese_enseignement-explicite_juin2022.pdf

Comment s’inscrire à School.Lab ? Tout savoir pour bien démarrer

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Comment réserver une place, quels sont les horaires, les tarifs, les conditions d’accès et les règles à respecter ? Ce guide rassemble l’essentiel pour comprendre notre fonctionnement et organiser la participation de votre/vos enfant(s) à nos ateliers.

School.Lab… C’est quoi ?

School.Lab est un Espace d’Apprentissage Pluridisciplinaire dédié à l’accompagnement et à l’expérimentation pédagogique, qui vise à rompre avec le schéma classique d’enseignement et d’apprentissage.

Notre approche, élaborée par nos professeurs diplômés, s’articule principalement autour de l’acquisition d’une méthodologie d’apprentissage solide et de la faculté à restituer, de façon claire, les connaissances nouvellement acquises.

Des projets pensés pour accompagner les jeunes autrement 👍

En complément des ateliers, School.Lab propose des projets pour aider les jeunes à se découvrir : à apprendre à transmettre et à mieux s’orienter. Ces initiatives prolongent l’accompagnement scolaire et donnent davantage de sens à l’apprentissage.


La première inscription : comment ça marche ?

Pour lancer votre démarche et inscrire votre enfant, il vous suffit d’appeler notre standard au 07.67.50.40.23Notre standard téléphonique est ouvert tous les jours de 10h à 21h.

Un premier échange pour bien vous accompagner

Lors de cet échange, nous prenons le temps de répondre à toutes vos questions et nous convenons ensemble d’un créneau pour la première participation de votre enfant. Cette étape nous permet également de :

  • Comprendre les besoins spécifiques de votre enfant
  • Vous expliquer en détail le fonctionnement de notre organisation
  • Répondre à vos éventuelles interrogations avant le premier jour

Peut-on visiter les lieux avant de s’inscrire ?

Nous comprenons que certains parents souhaitent découvrir notre espace avant de s’engager. Malheureusement, le fonctionnement de School.Lab ne nous permet pas d’organiser de visites avant réservation.

Chaque week-end, nous accueillons de nombreux élèves répartis sur plusieurs sessions, ce qui mobilise toute notre attention. À cela s’ajoute l’accueil des parents qui choisissent parfois de rester sur place pendant l’atelier. C’est pourquoi nous privilégions un premier échange par téléphone.

Nous prenons ensuite le temps de discuter avec chaque famille le jour de la première participation des nouveaux élèves.


Les horaires de nos ateliers

Nous organisons nos ateliers chaque week-end, le samedi et le dimanche. Trois sessions sont proposées à chaque journée pour s’adapter au mieux à vos contraintes familiales :

  • Session 1 : de 11h30 à 13h
  • Session 2 : de 13h30 à 15h
  • Session 3 : de 15h30 à 17h

Les élèves participent directement à un atelier après réservation. Nous ne proposons pas de cours d’essai.

La première session à laquelle participent les élèves se déroule dans les conditions normales. Chaque participation à un atelier nécessite une réservation préalable. Nous vous expliquons plus bas comment fonctionne notre système de réservation hebdomadaire.

Nos ateliers

Une pédagogie ludique et adaptée au rythme de chacun !

Ouverture pendant les vacances scolaires

Bonne nouvelle : nous restons ouverts pendant les vacances scolaires ! Nos ateliers sont maintenus les samedis et dimanches, à l’exception des mois de juillet et août.

⚠️ Attention ⚠️ Les horaires peuvent varier selon le nombre d’élèves inscrits. Si une session doit être fermée durant les vacances faute de participants, les familles sont prévenues et peuvent repositionner leur enfant sur une autre session du même week-end.

Des stages de révisions pendant les vacances

En complément des ateliers habituels, nous proposons également des stages de révisions en semaine pendant les vacances scolaires. Ces sessions intensives permettent à vos enfants de consolider leurs acquis ou de préparer la rentrée.

Les familles reçoivent toutes les informations (professeurs disponibles, dates, horaires) environ deux semaines avant chaque période de vacances.


Comment réserver une place chaque semaine ?

La réservation est obligatoire pour participer aux ateliers. Sans réservation, nous ne pouvons pas accueillir vos enfants.

Un système simple par WhatsApp

Chaque jeudi, entre 11h50 et 12h10, nous envoyons un message via WhatsApp à l’ensemble des familles adhérentes. Ce message marque l’ouverture des réservations pour le week-end à venir.

Pour réserver, il vous suffit de répondre par message en indiquant :

  • Les prénoms de vos enfants
  • Les jours et horaires souhaités
  • La/les matière(s) souhaitée(s)

Exemple : « Bonjour, je souhaite réserver pour Léa et Tom : samedi 11h30-13h en mathématiques et dimanche 15h30-17h en français. »

Un système équitable : premier arrivé, premier servi

Les demandes sont traitées strictement dans l’ordre de réception : premier arrivé, premier servi.

— Aucune exception n’est faite

Si certains créneaux ne sont plus disponibles faute de places, nous vous appelons pour vous proposer une solution alternative durant le même week-end.

Peut-on réserver plusieurs semaines à l’avance ?

Il n’est pas possible de réserver une place plusieurs semaines à l’avance, sauf cas exceptionnel. Si aucune solution ne convient pour un week-end donné, deux options s’offrent à vous :

  • Soit vous réservez « à l’avance » une place pour le week-end suivant
  • Soit vous choisissez de réserver lors de l’ouverture des réservations du jeudi suivant

Peut-on inscrire ses enfants à plusieurs sessions ?

Oui, il est tout à fait possible de réserver plusieurs sessions sur un même week-end, si des places sont disponibles.

Par exemple, un élève peut participer à un atelier le samedi matin, puis à une autre session le dimanche après-midi. Vous pouvez organiser le planning de vos enfants à votre convenance.

Peut-on modifier ou annuler une réservation ?

Oui, c’est possible mais à certaines conditions :

  • Modifications : Vous pouvez modifier une réservation si des places sont disponibles sur d’autres sessions. Il suffit d’en faire la demande via WhatsApp ou de nous contacter par téléphone.
  • Annulations : Vous pouvez annuler une réservation jusqu’à 24 heures avant le début de l’atelier, sans avoir à fournir de justificatif. Si vous annulez entre 24 heures et 6 heures avant, un justificatif sera demandé.

❗️Important ❗️ Au-delà de ce délai, l’absence est considérée comme non justifiée. En cas d’annulations tardives ou d’absences répétées (plus de trois fois dans l’année), nous nous réservons le droit de refuser de futures réservations, afin de garantir une bonne organisation de nos ateliers et de ne pas bloquer inutilement des places.

Les inscriptions sont possibles jusqu’à la fin du mois d’avril

Nous acceptons les nouvelles inscriptions tout au long de l’année scolaire, jusqu’à la fin du mois d’avril de l’année en cours.


L’adhésion annuelle

Pour accéder aux ateliers, une adhésion annuelle est obligatoire. Elle se règle uniquement en espèces, lors de la première venue.

Tarifs de l’adhésion

Le montant de l’adhésion annuelle est de :

  • 50€ pour 1 enfant
  • 65€ pour l’inscription de 2 ou 3 enfants d’une même fratrie

→ Le jour où l’adhésion est réglée, la participation à l’atelier est offerte.

L’adhésion est non remboursable, quel que soit le motif (déménagement, changement de situation, etc.).

Enfin, pour garantir une organisation optimale et une bonne gestion des groupes, nous limitons les inscriptions à trois enfants maximum par famille.


Participation par atelier

En plus de l’adhésion annuelle, chaque session à laquelle un élève assiste nécessite une participation de 15€, à régler en espèces en début de séance.

Famille nombreuse : une participation dégressive par session

Si plusieurs enfants d’une même fratrie assistent ensemble à une session — avec des professeurs différents ou non — une participation dégressive s’applique :

  • 14 € par enfant pour deux enfants, soit 28€ au total par séance.
  • 13 € par enfant pour trois enfants, soit 39€ au total par séance.

Exemple : Si deux enfants participent au même atelier du samedi de 11h30 à 13h, vous ne payez que 28€ au total (au lieu de 30€).

⚠️ Attention ⚠️ Cette réduction est uniquement valable si les enfants participent à la même session. Si les enfants d’une même fratrie participent à des sessions différentes dans la même journée, la participation standard de 15€ s’applique à chacun.

Participation dégressive pour les fratries

Lorsque plusieurs enfants d’une même fratrie assistent à la même session, nous appliquons une participation dégressive :

  • 14€ par enfant pour deux enfants (soit 28€ au total pour la séance)
  • 13€ par enfant pour trois enfants (soit 39€ au total pour la séance)

Cette réduction s’applique automatiquement lorsque les enfants participent ensemble au même atelier, avec des professeurs différents, même avec des matières différentes.


La durée de nos ateliers

Nos ateliers durent 1h30, de façon encadrée et sans dépassement. Sauf en mathématiques
et en physique-chimie où certaines séances peuvent se prolonger jusqu’à 2h, en fonction des besoins pédagogiques. Aucune participation supplémentaire n’est demandée.

Pour les élèves qui enchaînent deux ateliers dans la même journée, une pause de 30 minutes est prévue entre les deux sessions. Ce temps leur permet de se reposer ou de manger avant de reprendre.


Prêt à inscrire votre enfant ?

Vous avez toutes les informations nécessaires pour démarrer l’aventure School.Lab avec votre enfant ! N’hésitez pas à nous appeler au 07.67.50.40.23 pour toute question ou pour réaliser votre première inscription.

— Dernière mise à jour : Décembre 2025

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