Plan Avenir : comment la nouvelle politique d’orientation veut réduire les inégalités entre collégiens et lycéens

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Un constat d’inégalités à l’origine du Plan Avenir

Depuis la rentrée 2025, le Plan Avenir ❏ structure la politique d’orientation dans les collèges et les lycées. Chaque établissement du second degré doit construire un plan pluriannuel d’éducation à l’orientation (PPO), qui s’échelonne de la 6e à la terminale.

À partir de la 5e, quatre demi-journées annuelles sont spécifiquement consacrées à la découverte des métiers et des formations.

Selon le ministère de l’Éducation nationale, une concertation nationale lancée en novembre 2024 a souligné les inégalités rencontrées par les élèves dans leur orientation scolaire en fonction de leur genre et de leur origine sociale ou géographique.

Le Plan Avenir affiche ainsi l’ambition de faire de l’orientation un levier d’ascension sociale et d’épanouissement personnel, plutôt qu’un simple aiguillage administratif.

Pour les parents de collégiens et lycéens comme pour les acteurs éducatifs locaux, comprendre ce que recouvre concrètement ce plan permet de mieux situer les dispositifs proposés dans les établissements, et d’en saisir les limites face à l’ampleur des écarts constatés.


En clair : à quoi sert le Plan Avenir ?

Le Plan Avenir part d’une idée simple : tous les élèves ne disposent pas des mêmes informations, des mêmes contacts ni des mêmes représentations des métiers et des études. Son objectif est donc de faire commencer l’orientation plus tôt, dès le collège, et de multiplier progressivement les occasions de découvrir des métiers, des formations et des professionnels.

— L’enjeu n’est pas seulement d’aider un élève à choisir une filière, mais d’élargir les possibilités qu’il pense accessibles.

Ce que montrent les données sur les inégalités d’orientation

Les résultats scolaires jouent évidemment un rôle important dans l’orientation. Mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer les parcours des élèves. Les données disponibles montrent notamment que le parcours scolaire antérieur, le milieu social et le genre restent associés aux choix d’orientation. Trois exemples permettent de le comprendre simplement.

— Le parcours scolaire influence les ambitions d’orientation

Une note de la DEPP publiée en 2023, fondée sur un panel d’élèves entrés au CP en 2011, montre que 18,4% des élèves arrivés en « retard scolaire » en 3e souhaitaient s’orienter vers une seconde générale et technologique, contre 76,8% des élèves arrivés à l’heure.

En clair : Cela représente environ 1 élève en retard scolaire sur 5, contre près de 3 élèves sur 4 parmi ceux arrivés en 3e sans retard.

Cette donnée ne signifie pas qu’un retard scolaire détermine automatiquement l’orientation d’un élève. Elle montre en revanche que les aspirations peuvent déjà être très différentes au moment des choix de fin de collège.

Il faut également garder en tête qu’il s’agit d’une étude publiée en 2023 à partir d’une cohorte plus ancienne : ces chiffres ne décrivent donc pas spécifiquement les élèves de 2026.

— À résultats comparables, le milieu social reste lié aux parcours

Les différences ne disparaissent pas nécessairement lorsque les élèves obtiennent de bons résultats.

Un rapport de France Stratégie publié en 2023 montre ainsi que, parmi des bacheliers généraux disposant de bons résultats, 17% des jeunes issus d’un milieu défavorisé intègrent une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ❏, contre 43% lorsque l’un des parents est diplômé du supérieur.

En clair : Dans les profils étudiés, avoir de bons résultats ne conduit pas automatiquement aux mêmes études supérieures. L’environnement social et familial reste associé aux parcours suivis.

Cela peut notamment renvoyer à des différences d’information, de connaissance des filières, de projection dans certaines études ou encore d’opportunités rencontrées au cours de la scolarité.

L’idée importante n’est donc pas que l’origine sociale décide de l’avenir d’un élève, mais que deux élèves ayant de bons résultats peuvent ne pas envisager les mêmes possibilités.

— Les filles et les garçons ne se dirigent pas vers les mêmes formations

Les différences liées au genre apparaissent sous une autre forme.

En 2024, les femmes obtiennent davantage le baccalauréat (85% contre 75% chez les hommes) et poursuivent également plus souvent leurs études dans le supérieur (82% contre 76%).

Pourtant, leurs choix de formation ne sont pas les mêmes.

Sur Parcoursup, les femmes candidates se tournent davantage vers les licences et les formations sanitaires et sociales. À l’inverse, les hommes formulent proportionnellement davantage de vœux vers les formations comme les BUT, les STS, les CPGE ou les écoles d’ingénieurs.

Quelques chiffres permettent de mesurer ces écarts : en 2024, 5% des femmes candidates ont formulé un vœu en CPGE, contre 8% des hommes. Pour les bachelors universitaires de technologie (BUT) ❏, les proportions sont de 8% contre 14% et de 22% contre 33% pour les sections de techniciens supérieurs (STS) ❏, qui préparent notamment au BTS.

En clair : Les filles ne poursuivent pas moins leurs études que les garçons — au contraire. Mais elles ne se dirigent pas vers les mêmes domaines de formation. Les écarts d’orientation concernent donc aussi les types d’études et de métiers que les élèves envisagent comme possibles pour eux.

Une étude de l’Insee portant sur les admissions dans l’enseignement supérieur en 2017 aboutissait au même constat général : les femmes étaient admises dans des formations comptant en moyenne 66% de femmes, alors que les hommes rejoignaient des formations où la proportion moyenne de femmes n’était que de 39%.

Les auteurs montrent ainsi que les différences se construisent largement à l’intérieur même des grandes catégories de formations, selon les spécialités choisies.


À retenir

Ces statistiques ne disent pas que l’avenir d’un élève est déterminé par son parcours, son milieu social ou son genre.

Elles montrent plutôt qu’à résultats scolaires parfois comparables, tous les élèves n’envisagent pas nécessairement les mêmes possibilités.

Un élève peut connaître certaines formations et pas d’autres. Il peut disposer, ou non, de proches capables de lui expliquer les études supérieures. Il peut également se projeter plus facilement dans certains métiers que dans d’autres.

Autrement dit : les notes comptent, mais elles ne suffisent pas à expliquer les parcours d’orientation.

C’est précisément sur ce type d’écarts que le Plan Avenir affirme vouloir agir : faire découvrir davantage de métiers et de formations, plus tôt, afin d’élargir progressivement les possibilités envisagées par les élèves.

Les mécanismes concrets du Plan Avenir

Parmi les mesures les plus directement visibles pour les élèves et les familles, trois dispositifs structurent particulièrement le nouveau parcours d’orientation : le plan pluriannuel d’éducation à l’orientation (PPO), les quatre demi-journées annuelles consacrées aux métiers et aux formations à partir de la 5e, et le déploiement de la plateforme Avenir(s) ❏ dans tous les collèges et lycées.

Concrètement, la découverte des métiers (DDM) s’organise progressivement de la 5e à la 3e, autour de trois axes : connaissance des secteurs d’activité, expériences d’immersion, et découverte des formations post-collège.

L’objectif affiché par le ministère est qu’à l’issue de la 3e, chaque élève doit avoir eu connaissance d’au moins 50 métiers ❏ et s’être rendu dans un lycée professionnel, un centre de formation d’apprentis (CFA) ou un lycée agricole.

Au collège, ce parcours comprend notamment la séquence d’observation en milieu professionnel, obligatoire en 3e. Une séquence d’observation peut également être organisée pour les élèves de 4e. Au lycée général et technologique, les élèves de seconde disposent de leur propre séquence d’observation en milieu professionnel.

En 2025-2026, entreprises, associations et services publics peuvent donc accueillir des élèves de 4e, 3e et 2de générale et technologique.

Ces stages sont présentés par le ministère comme un levier pour diversifier les parcours de réussite, en luttant contre l’autocensure, les inégalités sociales et territoriales et les représentations genrées des métiers.

Dans chaque collège, le chef d’établissement identifie un référent découverte des métiers ❏, qui peut être professeur, professeur documentaliste ou conseiller principal d’éducation. Il coordonne les actions, les rencontres avec les professionnels et les déplacements des élèves. Selon les besoins, un référent peut être identifié pour chaque niveau.

Le pilotage global revient au directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) ❏, appuyés par les inspecteurs chargés de l’information et de l’orientation.

Depuis la rentrée 2026, une nouvelle étape est prévue : l’investissement d’un élève dans la construction de son projet d’orientation enregistré sur Avenir(s) peut être valorisé lors de l’affectation en voie professionnelle en fin de 3e via Affelnet-Lycée ❏. Les modalités précises sont définies chaque année par les circulaires académiques.


Et concrètement, pour un élève ?

Imaginons simplement le parcours d’un élève. Au collège, il commence progressivement à découvrir des métiers et des formations. À partir de la 5e, des temps spécifiques sont consacrés à l’orientation. En 3e, il effectue notamment une séquence d’observation et doit commencer à préciser ses choix pour le lycée.

Au lycée, cette réflexion continue : rencontres, immersions, outils numériques comme Avenir(s), découverte des études supérieures et construction progressive du projet post-bac.

L’idée du Plan Avenir est donc de remplacer un choix d’orientation effectué au dernier moment par un parcours construit sur plusieurs années.

Ce que cela signifie concrètement pour les familles

Pour les parents, ce cadrage signifie que l’orientation ne se joue plus seulement au moment du choix de filière en 3e ou en terminale, mais se construit progressivement dès la 5e, à travers des actions réparties sur plusieurs années.

Un conseil pratique en découle : s’informer, via le référent découverte des métiers de l’établissement ou la plateforme Avenir(s), du calendrier des actions prévues pour le niveau de son enfant permet d’accompagner ses choix progressifs plutôt que de découvrir les dispositifs au moment décisif de la 3e.


Ce que l’on sait — et ce que l’on ne sait pas encore…

Ce que l’on sait. Le Plan Avenir généralise des outils concrets : découverte des métiers, temps dédiés à l’orientation, stages, référents et plateforme Avenir(s). Il vise explicitement à réduire certains déterminismes sociaux, territoriaux et de genre.

Ce que l’on ne sait pas encore. Le dispositif est trop récent pour savoir s’il réduira effectivement ces écarts. Les statistiques présentées plus haut décrivent surtout le problème auquel le Plan Avenir cherche à répondre ; elles ne constituent pas encore un bilan de son efficacité.


Le SNES-FSU a d’ailleurs exprimé des réserves sur la méthode de la concertation elle-même, estimant que le document introductif passait sous silence le fait que l’orientation scolaire s’inscrit dans une politique éducative dont les finalités l’affectent profondément.

Cette position syndicale illustre l’existence d’un débat sur la gouvernance, les moyens et la conception même de l’accompagnement à l’orientation. Elle ne constitue pas une évaluation des effets du Plan Avenir, qui restent à mesurer dans la durée.

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Rédaction : L’équipe pédagogique School.Lab


Références

Plan Avenir : l’orientation, pour que l’avenir soit un choix — Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/plan-avenir-l-orientation-pour-que-l-avenir-soit-un-choix-462900

Mise en œuvre du Plan Avenir à partir de l’année scolaire 2025-2026 — Bulletin officiel
https://www.education.gouv.fr/bo/2025/Hebdo27/MENE2519127N

La découverte des métiers au collège — Éduscol
https://eduscol.education.gouv.fr/5217/la-decouverte-des-metiers-au-college

Découverte des métiers de la 5e à la 3e — Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/la-decouverte-des-metiers-au-college-de-la-classe-de-cinquieme-la-classe-de-troisieme-378233

L’orientation en fin de troisième reste marquée par de fortes disparités scolaires et sociales — DEPP
https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/NI%2023.40-365928.pdf

Scolarités. Le poids des héritages — France Stratégie, 2023
https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/290907.pdf

La parité dans l’enseignement supérieur — SIES / MESR
https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/T173/la_parite_dans_l_enseignement_superieur/

Ségrégation à l’entrée dans l’enseignement supérieur — Insee
https://www.insee.fr/fr/statistiques/5432519?s=09&sommaire=5435421&

Portable interdit au lycée dès la rentrée 2026 : ce que ce changement implique concrètement pour les familles

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Ce qui change concrètement à la rentrée 2026

Depuis la rentrée 2026, l’usage du téléphone portable est interdit par principe dans les lycées, ainsi que pendant les activités liées à l’enseignement organisées à l’extérieur. Les modalités concrètes d’application et les éventuelles dérogations sont précisées par le règlement intérieur de chaque établissement.

Beaucoup de parents découvrent cette règle par une note dans le carnet de correspondance, sans toujours en comprendre l’origine ni la portée réelle.

Or ce changement repose désormais sur un texte de loi précis, qui remplace une simple faculté laissée aux lycées par une obligation nationale.

La loi n° 2026-813 du 24 août 2026 modifie l’article L.511-5 du Code de l’éducation ❏ pour étendre aux lycées l’interdiction du téléphone portable déjà en vigueur depuis 2018 dans les écoles et les collèges. Avant ce texte, les lycées avaient seulement la possibilité d’interdire l’usage du téléphone dans tout ou partie de leur enceinte.

La loi transforme cette possibilité en obligation, ce qui aligne désormais les lycées sur le reste de la scolarité.

Cet article vous propose de comprendre, à partir des textes officiels, ce que dit précisément la loi, comment elle s’applique concrètement dans chaque lycée, et comment accompagner ce changement à la maison sans en faire une source de conflit.

Ce que dit précisément la loi et la circulaire

Le texte de référence est sans ambiguïté sur le principe général :

« L’utilisation d’un téléphone mobile ou de tout autre équipement terminal de communications électroniques par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires, les collèges et les lycées et pendant toute activité liée à l’enseignement qui se déroule à l’extérieur de leur enceinte. »


Article L.511-5 du Code de l’éducation, modifié par la loi n° 2026-813 du 24 août 2026

La circulaire de rentrée du 6 mai 2026 inscrit cette interdiction dans l’objectif d’amélioration du climat scolaire et de protection des élèves. Une circulaire spécifique du 2 juillet 2026 ❏ détaille ensuite les modalités de sa mise en œuvre dans les lycées. Le ministère présente ainsi la rentrée 2026 comme la mise en place d’un cadre continu de l’école au lycée concernant l’usage du téléphone portable.

Elle souligne également un élément inédit : pour la première fois, les élèves entrés au CP après 2018 pourraient effectuer une scolarité complète, de l’école au lycée, sans usage du téléphone portable pendant le temps scolaire.

Un point important pour éviter toute confusion : la loi interdit l’usage du téléphone, pas sa détention. Le règlement intérieur ne peut pas interdire la détention du téléphone portable. En revanche, son usage est interdit par principe. Le lycée peut également organiser une mise à l’écart effective de l’appareil — par exemple dans un casier, une boîte collective ou une pochette verrouillable — selon l’organisation retenue par l’établissement.

Comment cela fonctionne concrètement dans les lycées

C’est ici que le rôle du règlement intérieur devient central. L’article L.511-5 précise que les modalités d’application de l’interdiction et les exceptions à celle-ci sont déterminées par le règlement intérieur, en cohérence avec le projet de l’établissement.

Concrètement, cela signifie que deux lycées voisins peuvent appliquer la même loi de deux façons différentes.

Le vadémécum ministériel ❏ présente plusieurs modalités possibles de mise à l’écart dans le cadre du dispositif « Portable en pause » :

  • Un casier individuel attribué à chaque élève à l’arrivée
  • Une boîte collective dans laquelle plusieurs élèves déposent leur téléphone
  • Une pochette individuelle verrouillable, que l’élève ferme en arrivant et rouvre en partant

Selon le ministère de l’Éducation nationale, 28% des lycées interrogés avaient déjà mis en place un dispositif équivalent avant même la rentrée 2026, ce qui explique pourquoi certains établissements ont pu généraliser la mesure plus facilement que d’autres.

Les choix concrets peuvent aussi varier selon les espaces. Un cas rapporté par un syndicat de chefs d’établissement illustre cette diversité : certains lycées interdisent le téléphone dans les couloirs et les bâtiments, tout en l’autorisant dans les espaces extérieurs comme la cour.

Le règlement intérieur peut prévoir des dérogations limitées en fonction du lieu, du moment ou de l’usage concerné.

Le ministère cite notamment les usages pédagogiques ou certaines nécessités liées au CDI, au service de restauration ou à l’internat.

Toute modification du règlement intérieur doit notamment être soumise à la consultation du conseil des délégués pour la vie lycéenne avant son adoption par le conseil d’administration.

La loi prévoit aussi des cas particuliers. L’interdiction ne s’applique pas aux équipements que les élèves en situation de handicap ou de trouble de santé invalidant sont autorisés à utiliser.

Pour un usage exceptionnel, par exemple pour des raisons médicales ou pour contacter ses parents, le ministère indique que chaque établissement a prévu des solutions adaptées.

Enfin, pour les lycées qui accueillent des formations de l’enseignement supérieur, comme les BTS ou les classes préparatoires, le règlement intérieur peut prévoir des dispositions particulières pour les étudiants concernés, ceux-ci n’étant pas dans la même situation que les lycéens de la voie générale, technologique ou professionnelle.

En cas de non-respect de la règle, la loi prévoit que l’appareil peut être confisqué par un membre du personnel de direction, d’enseignement, d’éducation ou de surveillance.

Là encore, c’est le règlement intérieur de chaque lycée qui fixe les modalités précises de confiscation et de restitution. Le vadémécum précise toutefois que la confiscation ne peut pas se prolonger au-delà de la fin des activités d’enseignement de la journée.

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Pourquoi cette mesure : climat scolaire et concentration

Cette extension au lycée s’appuie sur un constat statistique. Selon l’enquête PISA 2025 ❏ de l’OCDE, seuls 27% des élèves de 15 ans en France étaient scolarisés dans un établissement appliquant une interdiction du téléphone portable, contre 49% en moyenne dans les pays de l’OCDE. La France partait donc d’un niveau d’encadrement inférieur à la moyenne internationale.

La même enquête indique qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE, les élèves scolarisés dans des établissements appliquant une interdiction déclarent que les élèves scolarisés dans des établissements où le téléphone est interdit, sont environ 13 % moins susceptibles de déclarer des distractions numériques. Il s’agit d’une association statistique observée dans une enquête déclarative, et non d’une preuve que l’interdiction seule provoque cette baisse.

PISA 2025 apporte également un indicateur plus récent sur la distraction numérique en classe :

26 % des élèves en France déclarent que leurs camarades sont souvent distraits par les appareils numériques pendant la plupart ou la totalité des cours de sciences, contre 28 % en moyenne dans l’OCDE.

En France, les élèves signalant ces distractions obtiennent en moyenne 24 points de moins en sciences après prise en compte du profil socio-économique des élèves et des établissements, contre 11 points en moyenne dans l’OCDE. Là encore, il s’agit d’une association statistique et non de la preuve qu’une interdiction du téléphone produit à elle seule de meilleurs résultats.

Une étude Ipsos publiée en 2026 ❏ pour le Centre national du livre estime que :

Les 16-19 ans consacrent en moyenne 5 h 06 par jour aux écrans pendant leur temps libre, hors école, études et travail.

Cette donnée concerne l’ensemble des écrans — smartphone, télévision, tablette, ordinateur ou console — et ne mesure donc pas uniquement l’usage du téléphone portable.

Accompagner la transition à la maison sans conflit

Pour un lycéen habitué à garder son téléphone à portée de main, cette nouvelle contrainte peut être mal vécue si elle est perçue comme une sanction individuelle. Quelques repères pratiques peuvent aider à désamorcer les tensions à la maison.

Consulter le règlement intérieur du lycée

→ Chaque établissement fixe ses propres modalités (casier, pochette, boîte collective) ainsi que les sanctions prévues en cas de non-respect, ces éléments variant d’un lycée à l’autre.

Identifier les moyens de contact en cas d’urgence

→ Se renseigner auprès de la vie scolaire ou du CPE sur les solutions prévues pour un usage exceptionnel du téléphone, par exemple pour des raisons médicales ou pour joindre ses parents.

Signaler toute situation de santé particulière

→ Si votre enfant présente un handicap ou un trouble de santé invalidant, il est utile de le signaler à l’infirmerie ou au CPE, la loi prévoyant une dérogation explicite pour ces situations.

Présenter la règle comme un cadre collectif

→ Rappeler qu’elle s’applique à tous les élèves du lycée, et non à votre enfant en particulier, peut faciliter son acceptation par l’adolescent.

Ces repères ne suppriment pas toute discussion à la maison, mais ils permettent de s’appuyer sur des faits vérifiables plutôt que sur des impressions, ce qui réduit souvent la tension autour du sujet.

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Références

Article L.511-5 du Code de l’éducation — Légifrance
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037286581/2026-09-01

Interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés au lycée — Bulletin officiel, 2 juillet 2026
https://www.education.gouv.fr/bo/2026/Hebdo27/MENE2617958C

Interdiction du téléphone portable de l’école au lycée et numérique raisonné — Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/interdiction-du-telephone-portable-de-l-ecole-au-lycee-et-numerique-raisonne-455181

Vadémécum sur l’interdiction du téléphone au lycée — Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/annexe-vademecum-interdiction-de-l-utilisation-du-telephone-portable-et-des-autres-objets-connectes_1.pdf

Priorités pour l’année scolaire 2026-2027 — Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/priorites-pour-l-annee-scolaire-2026-2027-504725

Résultats du PISA 2025 : France — OCDE
https://www.oecd.org/fr/publications/resultats-du-pisa-2025-volume-i_5a2c9236-fr/france_9840dc6b-fr.html

Les jeunes Français et la lecture 2026 — CNL / Ipsos
https://centrenationaldulivre.fr/actualites/restitution-des-resultats-2026-de-l-etude-les-jeunes-francais-et-la-lecture-2026

Évaluations nationales de rentrée 2026 : ce que les résultats de septembre déclenchent concrètement pour votre enfant

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Évaluations nationales de rentrée 2026 : comment les résultats peuvent orienter l’accompagnement de votre enfant

Chaque année, les élèves de 6e passent des évaluations nationales ❏ à leur arrivée au collège. En 2026, ces évaluations se déroulent du 7 au 25 septembre pour les élèves de sixième et de quatrième des établissements publics et privés sous contrat, tandis que les élèves de cinquième les passent sur une période légèrement plus longue, du 7 septembre au 2 octobre, en raison d’un format de passation différent.

Concrètement, chaque élève passe un test de fluence ainsi qu’une évaluation sur support numérique en français et en mathématiques. Le test de fluence peut d’ailleurs être organisé dès les premiers jours de l’année scolaire, avant même la séance sur ordinateur. Pour les familles qui découvrent ce dispositif ou qui s’interrogent sur son objectif, un point mérite d’être clarifié d’emblée.

Ce n’est pas un contrôle, mais un outil qui permet à vos professeurs de savoir où vous en êtes. Il s’agit d’un outil de diagnostic : les enseignants identifient rapidement les acquis et les fragilités de chaque élève à son arrivée au collège.

Dès le lendemain de la passation, les résultats sont disponibles sur le portail de restitution pour les équipes éducatives. Une fiche individuelle destinée à l’élève et à ses représentants légaux peut alors être téléchargée par l’établissement puis remise à la famille.

Les enseignants disposent également de restitutions détaillées et de tableaux récapitulatifs pour exploiter les résultats.

Pour les élèves du premier degré (CP, CE1, CE2, CM1, CM2), un dispositif équivalent existe avec les évaluations Repères, organisées en classe du 7 au 18 septembre 2026. Les cahiers ont été acheminés dans les écoles entre le 31 août et le 4 septembre, et les résultats se calculent à partir du 21 septembre pour la plupart des niveaux.

Pour le CP spécifiquement, un second temps d’évaluation, le « point d’étape », est prévu en janvier 2027 pour suivre la progression en lecture, écriture et numération.

Ce que les résultats déclenchent concrètement en Sixième

C’est ici que la nouveauté de la rentrée 2026 prend tout son sens. Les résultats des évaluations ne restent pas dans un tiroir : ils donnent aux équipes pédagogiques des repères pour identifier les besoins des élèves et adapter leur accompagnement tout au long de l’année.

À la rentrée 2026, l’accompagnement de tous les élèves de sixième est renforcé grâce à Devoirs Faits, obligatoire pour tous les élèves de sixième sur toute l’année, aux heures de soutien pour les élèves les plus en difficulté (dans la limite de 2 heures hebdomadaires supplémentaires), ainsi qu’aux stages de réussite pendant les vacances scolaires pour les élèves volontaires.

Trois dispositifs se combinent donc, avec des logiques différentes :

Devoirs Faits

→ Un temps dédié aux devoirs, en dehors des heures de classe, pris en charge par des professeurs, CPE, assistants d’éducation, volontaires du Service civique ou associations. Il est inscrit à l’emploi du temps de tous les élèves de 6e depuis la rentrée 2023, et son volume horaire peut varier selon les besoins identifiés.

Les heures de soutien

→ Elles peuvent être proposées aux élèves rencontrant les difficultés les plus importantes, notamment au regard des besoins identifiés par les équipes pédagogiques, dans la limite de 2 heures hebdomadaires supplémentaires.

Les stages de réussite

→ Proposés pendant les vacances scolaires, sur la base du volontariat et du dialogue avec l’établissement, pour consolider les acquis fondamentaux.

Il est important de noter un point de contexte :

Devoirs Faits ❏ n’est pas une mesure inédite de 2026, ce dispositif est obligatoire pour tous les élèves de 6e depuis la rentrée 2023. Ce qui change à la rentrée 2026, c’est l’articulation plus explicite entre ce dispositif, les heures de soutien et les stages de réussite ❏, présentée comme un ensemble cohérent d’accompagnement post-évaluation.

Pour resituer cela dans l’organisation globale du collège, les élèves de 6e bénéficient de 25 heures d’enseignements obligatoires, auxquelles s’ajoute ce temps d’accompagnement aux devoirs. Ce n’est donc pas une charge supplémentaire déconnectée du reste, mais un temps intégré à l’emploi du temps.

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Les stages de réussite : un accompagnement proposé pendant les vacances

Parmi les trois leviers, les stages de réussite sont sans doute le dispositif le moins automatique, ils reposent sur le volontariat de l’élève et un dialogue avec les parents.

Les stages sont proposés aux familles par les équipes pédagogiques et nécessitent l’accord des parents.

Une famille peut néanmoins se renseigner auprès de l’établissement pour savoir si une session est prévue et si son enfant peut en bénéficier.

Ces stages, d’une durée totale de 15 heures (3 heures par jour pendant 5 jours), sont organisés en petits groupes à différentes périodes de l’année : au début des vacances d’été pour consolider les acquis de l’année écoulée, avant la rentrée pour préparer le niveau supérieur, à la Toussaint pour conforter les acquis de début d’année, et au printemps pour poursuivre la consolidation.

Ils sont animés par des professeurs volontaires, rémunérés en heures supplémentaires.

Leurs objectifs sont clairement définis : consolider les acquis fondamentaux, notamment en français et mathématiques, combler d’éventuelles lacunes préjudiciables à la poursuite de la scolarité, et créer, grâce au petit effectif, un environnement de travail sécurisant.

À titre d’illustration :

Au collège Pablo Picasso de Vallauris, dans l’académie de Nice, les stages de réussite organisés au printemps 2026 se sont inscrits dans une session plus large associant ateliers sportifs et éducatifs, avec un accompagnement ciblé pour les élèves de 3e incluant des temps de révision du brevet.

Cet exemple illustre la diversité des formats possibles selon les établissements, sans que cela ne présume de ce qui sera proposé partout.

À l’échelle nationale, ces stages ont mobilisé, durant l’année scolaire 2023-2024, plus de 8 200 écoles ou établissements, près de 46 500 sessions, plus de 18 200 professeurs et près de 327 000 stagiaires. Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur du dispositif, sans préjuger des volumes exacts pour 2026.

Ce qu’il faut retenir pour accompagner son enfant

Face à ces annonces, l’enjeu pour les familles n’est pas de subir un calendrier administratif, mais de comprendre à quel moment et comment solliciter chaque dispositif. Voici les repères concrets à garder en tête.

Consulter la fiche de restitution

→ Dès le lendemain de la passation, la fiche individuelle de votre enfant est disponible sur le portail dédié, avec le détail de ses acquis et besoins en français et mathématiques.

Comprendre l’organisation de Devoirs Faits

→ Tous les élèves de 6e bénéficient d’un temps obligatoire d’accompagnement aux devoirs. Son volume et son organisation peuvent varier selon les besoins des élèves et le fonctionnement de l’établissement ; les parents peuvent donc se renseigner auprès du collège sur les modalités prévues.

Se renseigner sur les heures de soutien

→ Si votre enfant est identifié en difficulté, ces heures complémentaires (plafonnées à 2h/semaine) ne sont pas automatiques dans tous les cas et méritent d’être évoquées avec l’équipe pédagogique.

Envisager un stage de réussite

→ Reposant sur le volontariat, ce dispositif gratuit se prépare en dialoguant avec l’établissement en amont des vacances scolaires (Toussaint, hiver, printemps, été).

Vérifier le maintien des adaptations

→ Pour les élèves à besoins éducatifs particuliers (PPRE, PAP, PPS), l’établissement doit conserver les adaptations habituelles, la plateforme numérique permettant l’usage d’outils comme la synthèse vocale ou le lecteur d’écran.

Ces dispositifs relèvent de l’organisation propre à chaque établissement scolaire. En complément, certaines familles choisissent de renforcer l’accompagnement de leur enfant en dehors du cadre scolaire.

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Références

L’évaluation des acquis des élèves de sixième – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/l-evaluation-des-acquis-des-eleves-de-sixieme-8213

Évaluations nationales de sixième – Éduscol
https://eduscol.education.gouv.fr/5253/les-evaluations-nationales-de-sixieme

L’évaluation des acquis des élèves de cinquième – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/l-evaluation-des-acquis-des-eleves-de-cinquieme-414309

L’évaluation des acquis des élèves de quatrième – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/l-evaluation-des-acquis-des-eleves-de-quatrieme-378494

Les stages de réussite – Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/les-stages-de-reussite-1121

Devoirs Faits – Éduscol
https://eduscol.education.gouv.fr/5511/devoirs-faits-un-temps-dedie-pour-accompagner-les-collegiens-dans-la-realisation-de-leurs-devoirs

Les stages de réussite au collège Pablo Picasso de Vallauris — Académie de Nice
https://www.ac-nice.fr/les-stages-de-reussite

5 routines simples pour reprendre le rythme après les vacances : matin, devoirs et écrans

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Reprendre le rythme, sans tout révolutionner

Le réveil qui sonne trop tôt, le cartable qu’on cherche au dernier moment, les devoirs qui reprennent alors que l’on était encore en mode vacances… Le retour à l’école demande souvent quelques jours d’adaptation.

Bonne nouvelle : inutile de bouleverser toute l’organisation familiale. Quelques repères simples peuvent déjà aider à retrouver un quotidien plus fluide.

L’idée n’est pas de construire un emploi du temps militaire, mais de rendre certaines étapes plus prévisibles : savoir ce qu’il faut préparer, quand commencer les devoirs, dans quel ordre avancer et à quel moment poser les écrans.

Voici 5 routines simples, à adapter selon l’âge, l’autonomie et les besoins de votre enfant.

— Préparer le lendemain dès la veille

Une partie du stress du matin peut être évitée… la veille.

Avant de se coucher, quelques minutes suffisent pour vérifier ce qui sera nécessaire le lendemain. L’utilisation de l’agenda et du calendrier ❏ pour aider les élèves à avoir une vision d’ensemble de leurs tâches sont recommandés, pour éviter les oublis et anticiper ce qui arrive.

  • Préparer le sac
  • Regarder l’emploi du temps du lendemain
  • Sortir les affaires particulières : sport, arts plastiques, documents à rendre
  • Vérifier les devoirs ou les échéances importantes

Pour les plus jeunes, cette vérification peut être réalisée avec un parent. Au collège ou au lycée, l’objectif est progressivement de transférer cette routine à l’élève lui-même.

Une petite checklist placée près du bureau ou du sac peut suffire : Sac ✓ — Agenda ✓ — Affaires particulières ✓ — Devoirs vérifiés ✓

— Retrouver progressivement des horaires de sommeil réguliers

Les vacances décalent facilement les horaires : coucher plus tardif, réveil moins matinal, soirées plus longues devant un écran. La reprise est donc aussi une question de sommeil.

Le Conseil scientifique de l’Éducation nationale ❏ estime que plus de 30% des enfants et jusqu’à 70% des adolescents ne dorment pas suffisamment.

À l’adolescence, le besoin de sommeil se situe autour de 8 à 10 heures par nuit.

Le sommeil joue aussi un rôle important dans les apprentissages : il participe notamment à la consolidation des informations apprises, tandis qu’un manque de sommeil peut affecter l’attention et certaines fonctions exécutives comme la planification ou l’inhibition.

Il n’est pas nécessaire de chercher une organisation parfaite dès le premier soir. L’enjeu principal est surtout de retrouver des horaires réguliers et compatibles avec l’heure du réveil scolaire.

  • Conserver une heure de coucher relativement stable
  • Éviter de repousser fortement le coucher d’un soir à l’autre
  • Anticiper suffisamment l’heure du réveil
  • Réduire les activités très stimulantes en fin de soirée
  • Éviter que le téléphone ne prolonge systématiquement le coucher

Le carnet de santé de l’enfant ❏ recommande d’ailleurs d’éteindre les écrans une heure avant le coucher afin de faciliter l’endormissement et de préserver le sommeil. La routine du soir prépare donc aussi la journée scolaire suivante.

— Planifier les devoirs avant de commencer

Après les cours, la difficulté n’est pas toujours de faire les devoirs. C’est parfois simplement de savoir par quoi commencer ❏

Lorsqu’un élève voit plusieurs exercices, une leçon à apprendre et un contrôle à préparer, tout peut rapidement sembler prioritaire. Avant de travailler, quelques minutes peuvent donc être consacrées à établir un ordre.

Plusieurs stratégies existent : commencer par le travail le plus difficile ou le plus long, privilégier l’échéance la plus proche, diviser un travail important en plusieurs étapes ou prévoir à l’avance le temps consacré aux différentes matières.

Un élève peut par exemple transformer « Je dois faire mes devoirs » en une suite beaucoup plus concrète :

  1. Terminer les exercices de mathématiques
  2. Apprendre les cinq mots de vocabulaire
  3. Relire la leçon d’histoire
  4. Préparer le contrôle prévu vendredi

Le travail devient alors une succession d’actions identifiables plutôt qu’un ensemble flou à terminer.

Un agenda ou un calendrier permet également de répartir certaines révisions sur plusieurs jours plutôt que de tout concentrer la veille d’une évaluation.

Coaching scolaire • Aide aux devoirs

Pour offrir aux élèves les clés de la réussite, dès le plus jeune âge !

— Rendre le temps visible

« Encore combien de temps ? »

Pour un enfant ou un adolescent, quinze minutes de travail peuvent parfois sembler interminables, tandis qu’une heure passée sur une activité plaisante disparaît très vite.

Le Réseau Canopé ❏ rappelle que le temps est une notion abstraite et que des outils permettant de visualiser sa durée peuvent aider les élèves à anticiper une tâche, savoir où ils en sont et mieux se représenter le temps restant.

  • Un minuteur visuel
  • Un sablier pour une tâche courte
  • Une checklist
  • Un planning
  • Un calendrier
  • Des couleurs différentes selon le type de tâche

L’objectif n’est pas de chronométrer chaque minute de la soirée, mais de permettre au jeune de savoir où il en est, ce qu’il lui reste à faire et quand viendra la prochaine pause.

Par exemple : 15 minutes de mathématiques → courte pause → français → préparation du sac.

— Fixer un cadre clair pour les écrans

Téléphone, console, vidéos, réseaux sociaux : la reprise scolaire remet rapidement la question des écrans au centre des discussions familiales.

Selon les données de Santé publique France reprises par le Ministère de la Santé ❏, les enfants et adolescents de 6 à 17 ans passent en moyenne plus de quatre heures par jour devant les écrans. Une exposition excessive est notamment associée à une dégradation de la qualité et de la durée du sommeil ainsi qu’à une diminution de l’activité physique.

L’objectif n’est pas forcément de compter chaque minute passée devant un écran, mais d’éviter que ces usages ne prennent systématiquement la place du sommeil, des devoirs ou des autres activités.

Les repères relayés par les pouvoirs publics recommandent également une entrée progressive dans les usages numériques. Avant 13 ans, il est notamment fortement déconseillé de confier à un enfant un smartphone connecté à Internet.

  • Poser le téléphone à distance pendant les devoirs
  • Couper les notifications pendant une période de travail
  • Définir une heure de coupure le soir
  • Éviter les écrans dans l’heure précédant le coucher
  • Discuter des règles à l’avance plutôt que de les renégocier chaque soir

Pas besoin d’une dizaine de règles. Quelques repères compréhensibles et appliqués de façon régulière permettent surtout à chacun de savoir à quoi s’attendre.

Cinq petites routines plutôt qu’une grande résolution

Reprendre le rythme après les vacances ne demande pas nécessairement de transformer toute l’organisation familiale.

  1. Préparer le lendemain dès la veille
  2. Retrouver des horaires de sommeil réguliers
  3. Planifier les devoirs avant de commencer
  4. Rendre le temps visible
  5. Poser un cadre clair pour les écrans

Toutes les familles n’auront pas besoin des cinq routines, et toutes ne fonctionneront pas exactement de la même manière selon l’âge ou la personnalité du jeune. L’objectif est plutôt de repérer les deux ou trois habitudes qui simplifient réellement le quotidien, puis de les laisser progressivement devenir automatiques.


Chez School.Lab, nous travaillons également ces questions d’organisation et de méthodologie avec les élèves dans le cadre de nos ateliers en petits groupes. L’enjeu est moins de leur imposer une méthode unique que de les aider à trouver des outils qu’ils pourront progressivement utiliser seuls.

Nos ateliers

Une pédagogie ludique et adaptée au rythme de chacun !

Collaborateurs

Rédaction : L’équipe pédagogique School.Lab


Références

Stratégies pour mieux s’organiser à l’école — Alloprof
https://www.alloprof.qc.ca/fr/parents/articles/aide-devoirs/strategies-mieux-sorganiser-ecole-k1230

Planifier ses devoirs au secondaire — Alloprof
https://www.alloprof.qc.ca/fr/parents/articles/aide-devoirs/planifier-devoirs-secondaire-k1228

Visualisation du temps — Cap école inclusive, Réseau Canopé
https://www.reseau-canope.fr/cap-ecole-inclusive/amenager-et-adapter/fiche-adaptation/visualisation-du-temps.html

Mieux dormir pour mieux apprendre — Conseil scientifique de l’Éducation nationale
https://www.csen.education.gouv.fr/publications/mieux-dormir-pour-mieux-apprendre/

Carnet de santé de l’enfant — Ministère de la Santé
https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pdfcomplet-specimen-carnet_de_sante.pdf

Enfants et écrans : des risques sanitaires réels, un accompagnement nécessaire — Ministère de la Santé
https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/enfants/exposition-aux-ecrans/article/enfants-et-ecrans-des-risques-sanitaires-reels-un-accompagnement-necessaire