Plan Avenir : comment la nouvelle politique d’orientation veut réduire les inégalités entre collégiens et lycéens

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Un constat d’inégalités à l’origine du Plan Avenir

Depuis la rentrée 2025, le Plan Avenir ❏ structure la politique d’orientation dans les collèges et les lycées. Chaque établissement du second degré doit construire un plan pluriannuel d’éducation à l’orientation (PPO), qui s’échelonne de la 6e à la terminale.

À partir de la 5e, quatre demi-journées annuelles sont spécifiquement consacrées à la découverte des métiers et des formations.

Selon le ministère de l’Éducation nationale, une concertation nationale lancée en novembre 2024 a souligné les inégalités rencontrées par les élèves dans leur orientation scolaire en fonction de leur genre et de leur origine sociale ou géographique.

Le Plan Avenir affiche ainsi l’ambition de faire de l’orientation un levier d’ascension sociale et d’épanouissement personnel, plutôt qu’un simple aiguillage administratif.

Pour les parents de collégiens et lycéens comme pour les acteurs éducatifs locaux, comprendre ce que recouvre concrètement ce plan permet de mieux situer les dispositifs proposés dans les établissements, et d’en saisir les limites face à l’ampleur des écarts constatés.


En clair : à quoi sert le Plan Avenir ?

Le Plan Avenir part d’une idée simple : tous les élèves ne disposent pas des mêmes informations, des mêmes contacts ni des mêmes représentations des métiers et des études. Son objectif est donc de faire commencer l’orientation plus tôt, dès le collège, et de multiplier progressivement les occasions de découvrir des métiers, des formations et des professionnels.

— L’enjeu n’est pas seulement d’aider un élève à choisir une filière, mais d’élargir les possibilités qu’il pense accessibles.

Ce que montrent les données sur les inégalités d’orientation

Les résultats scolaires jouent évidemment un rôle important dans l’orientation. Mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer les parcours des élèves. Les données disponibles montrent notamment que le parcours scolaire antérieur, le milieu social et le genre restent associés aux choix d’orientation. Trois exemples permettent de le comprendre simplement.

— Le parcours scolaire influence les ambitions d’orientation

Une note de la DEPP publiée en 2023, fondée sur un panel d’élèves entrés au CP en 2011, montre que 18,4% des élèves arrivés en « retard scolaire » en 3e souhaitaient s’orienter vers une seconde générale et technologique, contre 76,8% des élèves arrivés à l’heure.

En clair : Cela représente environ 1 élève en retard scolaire sur 5, contre près de 3 élèves sur 4 parmi ceux arrivés en 3e sans retard.

Cette donnée ne signifie pas qu’un retard scolaire détermine automatiquement l’orientation d’un élève. Elle montre en revanche que les aspirations peuvent déjà être très différentes au moment des choix de fin de collège.

Il faut également garder en tête qu’il s’agit d’une étude publiée en 2023 à partir d’une cohorte plus ancienne : ces chiffres ne décrivent donc pas spécifiquement les élèves de 2026.

— À résultats comparables, le milieu social reste lié aux parcours

Les différences ne disparaissent pas nécessairement lorsque les élèves obtiennent de bons résultats.

Un rapport de France Stratégie publié en 2023 montre ainsi que, parmi des bacheliers généraux disposant de bons résultats, 17% des jeunes issus d’un milieu défavorisé intègrent une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ❏, contre 43% lorsque l’un des parents est diplômé du supérieur.

En clair : Dans les profils étudiés, avoir de bons résultats ne conduit pas automatiquement aux mêmes études supérieures. L’environnement social et familial reste associé aux parcours suivis.

Cela peut notamment renvoyer à des différences d’information, de connaissance des filières, de projection dans certaines études ou encore d’opportunités rencontrées au cours de la scolarité.

L’idée importante n’est donc pas que l’origine sociale décide de l’avenir d’un élève, mais que deux élèves ayant de bons résultats peuvent ne pas envisager les mêmes possibilités.

— Les filles et les garçons ne se dirigent pas vers les mêmes formations

Les différences liées au genre apparaissent sous une autre forme.

En 2024, les femmes obtiennent davantage le baccalauréat (85% contre 75% chez les hommes) et poursuivent également plus souvent leurs études dans le supérieur (82% contre 76%).

Pourtant, leurs choix de formation ne sont pas les mêmes.

Sur Parcoursup, les femmes candidates se tournent davantage vers les licences et les formations sanitaires et sociales. À l’inverse, les hommes formulent proportionnellement davantage de vœux vers les formations comme les BUT, les STS, les CPGE ou les écoles d’ingénieurs.

Quelques chiffres permettent de mesurer ces écarts : en 2024, 5% des femmes candidates ont formulé un vœu en CPGE, contre 8% des hommes. Pour les bachelors universitaires de technologie (BUT) ❏, les proportions sont de 8% contre 14% et de 22% contre 33% pour les sections de techniciens supérieurs (STS) ❏, qui préparent notamment au BTS.

En clair : Les filles ne poursuivent pas moins leurs études que les garçons — au contraire. Mais elles ne se dirigent pas vers les mêmes domaines de formation. Les écarts d’orientation concernent donc aussi les types d’études et de métiers que les élèves envisagent comme possibles pour eux.

Une étude de l’Insee portant sur les admissions dans l’enseignement supérieur en 2017 aboutissait au même constat général : les femmes étaient admises dans des formations comptant en moyenne 66% de femmes, alors que les hommes rejoignaient des formations où la proportion moyenne de femmes n’était que de 39%.

Les auteurs montrent ainsi que les différences se construisent largement à l’intérieur même des grandes catégories de formations, selon les spécialités choisies.


À retenir

Ces statistiques ne disent pas que l’avenir d’un élève est déterminé par son parcours, son milieu social ou son genre.

Elles montrent plutôt qu’à résultats scolaires parfois comparables, tous les élèves n’envisagent pas nécessairement les mêmes possibilités.

Un élève peut connaître certaines formations et pas d’autres. Il peut disposer, ou non, de proches capables de lui expliquer les études supérieures. Il peut également se projeter plus facilement dans certains métiers que dans d’autres.

Autrement dit : les notes comptent, mais elles ne suffisent pas à expliquer les parcours d’orientation.

C’est précisément sur ce type d’écarts que le Plan Avenir affirme vouloir agir : faire découvrir davantage de métiers et de formations, plus tôt, afin d’élargir progressivement les possibilités envisagées par les élèves.

Les mécanismes concrets du Plan Avenir

Parmi les mesures les plus directement visibles pour les élèves et les familles, trois dispositifs structurent particulièrement le nouveau parcours d’orientation : le plan pluriannuel d’éducation à l’orientation (PPO), les quatre demi-journées annuelles consacrées aux métiers et aux formations à partir de la 5e, et le déploiement de la plateforme Avenir(s) ❏ dans tous les collèges et lycées.

Concrètement, la découverte des métiers (DDM) s’organise progressivement de la 5e à la 3e, autour de trois axes : connaissance des secteurs d’activité, expériences d’immersion, et découverte des formations post-collège.

L’objectif affiché par le ministère est qu’à l’issue de la 3e, chaque élève doit avoir eu connaissance d’au moins 50 métiers ❏ et s’être rendu dans un lycée professionnel, un centre de formation d’apprentis (CFA) ou un lycée agricole.

Au collège, ce parcours comprend notamment la séquence d’observation en milieu professionnel, obligatoire en 3e. Une séquence d’observation peut également être organisée pour les élèves de 4e. Au lycée général et technologique, les élèves de seconde disposent de leur propre séquence d’observation en milieu professionnel.

En 2025-2026, entreprises, associations et services publics peuvent donc accueillir des élèves de 4e, 3e et 2de générale et technologique.

Ces stages sont présentés par le ministère comme un levier pour diversifier les parcours de réussite, en luttant contre l’autocensure, les inégalités sociales et territoriales et les représentations genrées des métiers.

Dans chaque collège, le chef d’établissement identifie un référent découverte des métiers ❏, qui peut être professeur, professeur documentaliste ou conseiller principal d’éducation. Il coordonne les actions, les rencontres avec les professionnels et les déplacements des élèves. Selon les besoins, un référent peut être identifié pour chaque niveau.

Le pilotage global revient au directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) ❏, appuyés par les inspecteurs chargés de l’information et de l’orientation.

Depuis la rentrée 2026, une nouvelle étape est prévue : l’investissement d’un élève dans la construction de son projet d’orientation enregistré sur Avenir(s) peut être valorisé lors de l’affectation en voie professionnelle en fin de 3e via Affelnet-Lycée ❏. Les modalités précises sont définies chaque année par les circulaires académiques.


Et concrètement, pour un élève ?

Imaginons simplement le parcours d’un élève. Au collège, il commence progressivement à découvrir des métiers et des formations. À partir de la 5e, des temps spécifiques sont consacrés à l’orientation. En 3e, il effectue notamment une séquence d’observation et doit commencer à préciser ses choix pour le lycée.

Au lycée, cette réflexion continue : rencontres, immersions, outils numériques comme Avenir(s), découverte des études supérieures et construction progressive du projet post-bac.

L’idée du Plan Avenir est donc de remplacer un choix d’orientation effectué au dernier moment par un parcours construit sur plusieurs années.

Ce que cela signifie concrètement pour les familles

Pour les parents, ce cadrage signifie que l’orientation ne se joue plus seulement au moment du choix de filière en 3e ou en terminale, mais se construit progressivement dès la 5e, à travers des actions réparties sur plusieurs années.

Un conseil pratique en découle : s’informer, via le référent découverte des métiers de l’établissement ou la plateforme Avenir(s), du calendrier des actions prévues pour le niveau de son enfant permet d’accompagner ses choix progressifs plutôt que de découvrir les dispositifs au moment décisif de la 3e.


Ce que l’on sait — et ce que l’on ne sait pas encore…

Ce que l’on sait. Le Plan Avenir généralise des outils concrets : découverte des métiers, temps dédiés à l’orientation, stages, référents et plateforme Avenir(s). Il vise explicitement à réduire certains déterminismes sociaux, territoriaux et de genre.

Ce que l’on ne sait pas encore. Le dispositif est trop récent pour savoir s’il réduira effectivement ces écarts. Les statistiques présentées plus haut décrivent surtout le problème auquel le Plan Avenir cherche à répondre ; elles ne constituent pas encore un bilan de son efficacité.


Le SNES-FSU a d’ailleurs exprimé des réserves sur la méthode de la concertation elle-même, estimant que le document introductif passait sous silence le fait que l’orientation scolaire s’inscrit dans une politique éducative dont les finalités l’affectent profondément.

Cette position syndicale illustre l’existence d’un débat sur la gouvernance, les moyens et la conception même de l’accompagnement à l’orientation. Elle ne constitue pas une évaluation des effets du Plan Avenir, qui restent à mesurer dans la durée.

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Rédaction : L’équipe pédagogique School.Lab


Références

Plan Avenir : l’orientation, pour que l’avenir soit un choix — Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/plan-avenir-l-orientation-pour-que-l-avenir-soit-un-choix-462900

Mise en œuvre du Plan Avenir à partir de l’année scolaire 2025-2026 — Bulletin officiel
https://www.education.gouv.fr/bo/2025/Hebdo27/MENE2519127N

La découverte des métiers au collège — Éduscol
https://eduscol.education.gouv.fr/5217/la-decouverte-des-metiers-au-college

Découverte des métiers de la 5e à la 3e — Ministère de l’Éducation nationale
https://www.education.gouv.fr/la-decouverte-des-metiers-au-college-de-la-classe-de-cinquieme-la-classe-de-troisieme-378233

L’orientation en fin de troisième reste marquée par de fortes disparités scolaires et sociales — DEPP
https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/NI%2023.40-365928.pdf

Scolarités. Le poids des héritages — France Stratégie, 2023
https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/290907.pdf

La parité dans l’enseignement supérieur — SIES / MESR
https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/T173/la_parite_dans_l_enseignement_superieur/

Ségrégation à l’entrée dans l’enseignement supérieur — Insee
https://www.insee.fr/fr/statistiques/5432519?s=09&sommaire=5435421&

« Viens voir mon taf » : comment le mécénat du Fonds MAIF soutient un programme qui aide des collégiens de REP à construire leur réseau professionnel

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Le constat : un déficit de réseau professionnel pour les élèves de REP

Trouver un stage de 3e ❏ épanouissant suppose souvent, pour un collégien, de mobiliser un réseau familial : un parent, un oncle, un voisin exerçant un métier qui donne envie de découvrir un secteur. Pour certains élèves scolarisés en Réseau d’éducation prioritaire (REP) ou REP+ ❏, l’accès à un réseau professionnel familial peut être plus limité.

Dans les collèges de l’éducation prioritaire, une large majorité des élèves ont des parents ouvriers ou inactifs : la Fondation Société Générale évoque près de quatre élèves sur cinq.

C’est dans ce contexte qu’a été créée, en 2015, l’association Viens voir mon taf ❏, fondée par les journalistes Mélanie Taravant ❏ et Virginie Salmen, ainsi que par Gaëlle Frilet, professeure d’anglais au collège Gustave-Courbet de Romainville (Seine-Saint-Denis).

Dix ans après sa création, Viens voir mon taf indique avoir déjà accompagné environ 30 000 jeunes dans l’accès au monde professionnel.

Une plateforme numérique pour mettre en relation élèves et entreprises

Le cœur du dispositif repose sur une plateforme numérique ❏ ouverte aux entreprises et aux collégiens. Les entreprises y publient des offres de stage en décrivant le métier proposé, et les élèves peuvent y postuler directement.

Ce fonctionnement en ligne s’accompagne d’un suivis des élèves avant et pendant leur recherche de stage : avec des ateliers, des ressources pédagogiques et un suivi dédié, dont l’objectif est d’aider les collégiens à préciser leurs vœux d’orientation avant même de chercher un stage.

Cette combinaison entre outil numérique et accompagnement humain vise à donner aux élèves des points de repère concrets sur des métiers qu’ils connaissent peu, en l’absence de réseau familial pour leur en parler.

Les Stage Dating : rencontrer des professionnels en direct

Entre octobre et novembre, l’association organise des événements appelés Stage Dating, à Paris et à Lyon. Le principe : réunir des élèves de 3e et des professionnels venus de différents secteurs, pour permettre des rencontres directes et des candidatures sur place.

À Lyon, un Stage Dating a par exemple rassemblé 36 élèves de troisième du collège Pierre Valdo à Vaulx-en-Velin, accueillis dans les locaux de la Métropole de Lyon pour échanger avec des professionnels et candidater directement à des stages. Cet événement a bénéficié du soutien de la Fondation Société Générale ❏.

Ce format illustre concrètement ce que peut représenter la mise en réseau organisée par l’association : offrir à des élèves dont le réseau professionnel familial peut être limité l’occasion de rencontrer, en une journée, plusieurs interlocuteurs professionnels.

Un stage pour tou·te·s

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Le Fonds MAIF, un mécène parmi d’autres soutiens du programme

« Viens voir mon taf » est un programme porté par une association indépendante, qui s’appuie depuis sa création sur plusieurs partenaires pour financer et déployer ses actions.

L’association a ainsi signé des partenariats avec la Fondation de France, la Fondation Transdev, Europe 1 ou Le Monde, et bénéficie également du soutien de la Fondation Société Générale.

Le programme figure désormais parmi les projets soutenus par le Fonds MAIF pour l’éducation ❏ au titre du mécénat national 2026, qui décrit ce dispositif comme aidant des élèves scolarisés en REP à construire, dès la 3e, un réseau professionnel.

Ce soutien s’inscrit dans le cadre des Mécénats nationaux du Fonds MAIF, attribués via un appel à projets biannuel, organisé en deux sessions par an (février-mars, puis septembre-octobre).

Par ailleurs, cet appel à projets s’adresse à des associations et organismes d’intérêt général à but non lucratif, éligibles au mécénat au sens des articles 200 ❏ et 238 bis ❏ du Code général des impôts, dont les projets ont une portée éducative nationale ou interrégionale.

La dotation accordée varie de 5 000 € à 15 000 € par projet, sur une durée pouvant aller jusqu’à trois ans.

Le Fonds MAIF pour l’éducation se présente comme accompagnant des associations qui innovent pour l’éducation, l’inclusion et l’émancipation des publics vulnérables. Le programme « Viens voir mon taf » illustre ainsi un modèle de financement pluripartenarial : plusieurs mécènes soutiennent le même dispositif, chacun selon ses propres critères d’éligibilité, sans qu’aucun d’entre eux n’en soit à l’origine.

Ce que ce modèle illustre pour les entreprises engagées en RSE éducation

Pour une entreprise ou une fondation d’entreprise souhaitant agir sur les questions d’orientation et d’égalité des chances, le cas de « Viens voir mon taf » offre un exemple concret de ce que peut signifier soutenir un dispositif existant.

Un cadre d’éligibilité structuré

→ Candidater à un appel à projets défini, avec des critères précis (association d’intérêt général, portée nationale ou interrégionale) et une dotation calibrée.

Une diversification des mécènes

→ Le programme s’appuie sur plusieurs partenaires (Fondation de France ❏, Fondation Transdev ❏, Fondation Société Générale, Fonds MAIF) plutôt que sur un financeur unique.

Une portée territoriale multiple

→ Les actions se déploient dans plusieurs villes, à l’image des Stage Dating organisés à Paris et à Lyon.

Ce fonctionnement pluripartenarial peut représenter, pour une association, une manière de ne pas dépendre d’un seul financeur pour poursuivre ses actions. Pour une entreprise mécène ❏, il s’agit d’une contribution à un dispositif déjà structuré et déployé, dont elle ne porte ni la conception ni la gestion opérationnelle, mais dont elle soutient le développement aux côtés d’autres partenaires.

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Références

Fonds MAIF pour l’éducation — MAIF
https://entreprise.maif.fr/engagements/education-prevention/fonds-maif-pour-leducation

La France s’engage du 22 avril – Viens voir mon taf — Fondation La France s’engage
https://fondationlafrancesengage.org/la-france-sengage-du-22-avril-viens-voir-mon-taf/

Trouver le stage de ses rêves avec Viens voir mon taf — Fondation Société Générale
https://fondation.societegenerale.com/fr/actualites/trouver-le-stage-de-ses-reves-avec-viens-voir-mon-taf

Viens voir mon taf — Le site officiel
https://www.viensvoirmontaf.fr/